La semaine passée, Maxime Saada a proposé à la Ligue 1 de diffuser sa chaîne à partir de la saison prochaine. Nicolas de Tavernost a renvoyé le patron de Canal+ à ses études.
L'heure n'est pas à l'apaisement entre la chaîne cryptée et la Ligue 1, puisque quelques jours après
l'interview de Maxime Saada, qui a proposé de renouer les négociations pour diffuser Ligue 1+ dans son offre, le patron de LFP Média lui a répondu sans détour. Pour Nicolas de Tavernost, le dirigeant de Canal+ a réécrit l'histoire à sa façon, en oubliant quelques dossiers qui pourrissaient la relation entre les deux camps. A ce stade, il n'est pas du tout question que la chaîne Ligue 1+, qui diffusera en exclusivité la saison prochaine toutes les rencontres du Championnat de France, plus la Ligue 3, soit distribuée sur le bouquet proposé par le groupe Bolloré. Dans
L'Equipe, Nicolas de Tavernost a pointé du doigt les raisons qui font que la LFP et Canal+ sont toujours en opposition frontale devant la justice.
La LFP demande deux choses à Canal+
« On se réjouit que Canal+ redécouvre la Ligue 1, ce qui n'a pas toujours été le cas. Nous avons toujours informé les présidents de clubs qu'un accord avec Canal+ serait souhaitable pour autant qu'il soit acceptable. Il y a deux conditions importantes. La première est que Canal+ retire ses procédures. Il y en a eu huit de Canal+, un véritable harcèlement judiciaire », rappelle le responsable de LFP Média, qui n'a pas oublié que le groupe Canal+ réclame 600 millions d'euros d'indemnités à la LFP. Ayant été débouté, Canal+ a décidé de se pourvoir en cassation, histoire de montrer sa détermination, ce qui exaspère les dirigeants des clubs de Ligue 1 et de la LFP.
De Tavernost quitte LFP Média à la fin du mois
Une autre justification de cette brouille impossible à régler entre les deux parties est le refus de Canal+ d'intégrer Ligue 1+ à son pack sport, Maxime Saada souhaitant que cette chaîne soit une option payante supplémentaire pour ses abonnés. « Si Canal+ croit à la Ligue 1, la meilleure façon de le prouver, c'est de nous intégrer dans le pack sport. Toute autre considération est opportuniste. Si ces deux conditions sont réunies, je pense que les clubs accepteront d'être distribués par Canal+, qui est un acteur important. Mais si c'est tribunal le matin et option à 10 euros qui ne rapporte rien aux clubs, ils ne choisiront pas cette solution », prévient Nicolas de Tavernost. A date, aucun accord ne semble possible, mais tout peut aller très vite, puisqu'à la fin du mois l'actuel patron de LFP Média quittera son poste, ce qui peut, peut-être, permettre de modifier le style des négociations. Ou pas.