Le documentaire de Netflix sur la grève des Bleus à la Coupe du monde 2010 a fait réagir son principal acteur, Raymond Domenech, horrifié par ce qu'en a fait Netflix.
La plateforme américaine Netflix a dévoilé cette semaine le documentaire sur le désastre de Knysna. Non seulement
l’équipe de France avait été piteusement éliminée au premier tour de la Coupe du monde en Afrique du Sud en 2010, mais les joueurs avaient refusé de s’entraîner et de descendre du fameux bus de l’équipe, en réaction à la décision de Raymond Domenech de virer Nicolas Anelka de l’équipe après le match contre le Mexique.
Domenech dégoûté par les agissements de Netflix
Mais ce jeudi matin, l’ancien sélectionneur de l’équipe de France a tenu à publier un long communiqué où il ne cache pas son dégoût devant le documentaire qui a été dévoilé, et où il n’est clairement pas à son avantage. Pour celui qui est aussi consultant sur La Chaine L’Equipe, il s’agit d’un véritable complot contre lui et Netflix lui a menti sur de nombreux points en lui promettant notamment un droit de regard sur le documentaire qu’il n’a jamais eu. Sans compter, selon lui, le montage et les arrangements qui ne lui conviennent pas.
« 16 ans après, cela devait être le documentaire de l’explication, de la réflexion et de l’analyse posée. Ce fut un réquisitoire extraordinairement violent contre ma personne. Cela devait être un documentaire de bonne tenue, où chaque version serait présentée équitablement. Ce fut un film totalement à charge et d’une partialité nauséabonde (…) La production de ce film, qui a changé deux fois en deux ans, n’a pas tenu ses engagements et a trahi ma confiance. Nous avions décidé, en condition sine qua non de ma participation, que je disposerai d’un droit de regard sur tout. Cela m’a été refusé in fine en toute impunité et avec la plus grande malhonnêteté. Je n’aurais jamais validé une telle version car elle ne reflète ni ce que j’ai dit (choisissez les extraits les plus croustillants, coupez, montez, arrangez et vous aurez un film sensationnaliste qui n’a d’autre vocation que celle de « remuer la merde » pour faire de l’audimat et de jeter le discrédit sur un homme), ni qui je suis. Je suis meurtri et trahi : cela résonne comme un viol de mon âme », a notamment expliqué un Raymond Domenech visiblement bien crédule au point d'avoir donné son journal intime à la plateforme américaine pour ce documentaire.