Andy Diouf

EdF : Andy Diouf latéral gauche, la raison enfin dévoilée

Equipe de France24 sept. , 14:30
Alors que Cristian Chivu l’utilise comme piston droit à l’Inter Milan, Andy Diouf va découvrir le poste de latéral gauche en équipe de France. Une évolution pas si surprenante pour ceux qui l’ont connu très jeune.
Non, Zinédine Zidane ne s’était pas trompé. Pendant sa conférence de presse vendredi dernier, le sélectionneur de l’équipe de France évoquait son souhait de voir Andy Diouf au poste de latéral gauche. Une annonce étonnante sachant que le milieu de terrain joue actuellement piston droit à l’Inter Milan. Pour sa première sélection, on ne peut pas dire que le Nerazzurro soit mis dans les meilleures conditions. Pas de quoi inquiéter Landry Chauvin, l’ancien directeur du centre de formation de Rennes qui avait accompagné le futur international dans son apprentissage.
« Je l’ai côtoyé au Stade Rennais, je l’ai retrouvé en équipe de France U19 et U20, a raconté le technicien à Ouest-France. Andy, je le connais par cœur. Il n’était pas du tout aussi musculeux qu’aujourd’hui. Sa transformation morphologique pendant les années formation a été impressionnante. On savait qu’il serait très grand et costaud parce que ses parents le sont mais quand il est arrivé au Stade Rennais, il était tout frêle. Ce qu’on pouvait lui reprocher à Rennes, c’était son manque de tranchant dans les 30 derniers mètres. Il avait souvent des possibilités de frappe mais il ne faisait pas toujours les bons choix. »
Le Zaïre-Emery gaucher
- Landry Chauvin
« Il a eu l’intelligence de partir, en Suisse (au FC Bâle). Quand il est arrivé à Lens, on a un peu retrouvé ces petits défauts qu’il avait à Rennes. Je ne le trouvais pas assez décisif dans les 25-30 derniers mètres, s’est souvenu Landry Chauvin, qui voit néanmoins une certaine polyvalence chez Andy Diouf. Qu’il s’impose à l’Inter au poste de piston avec le coffre qu’il a, ça ne me surprend pas. Il est adaptable. Pour moi, c’est le Warren Zaïre-Emery gaucher. C’est un très bon mec, qui a la tête sur les épaules. » Entre la pression d’une première sélection et la découverte d’un nouveau poste, Zinédine Zidane tente quand même un sacré pari.

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