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Ivan Gazidis

Coincée en Ligue 2, l’ASSE accuse la LFP

ASSE24 sept. , 11:30
Président de l’AS Saint-Etienne depuis deux ans, Ivan Gazidis dénonce une mauvaise distribution des droits TV en France. Une erreur selon lui à l’origine des difficultés sportives des Verts ces dernières années.
Si l’AS Saint-Etienne est parfois considéré comme le Paris Saint-Germain de la Ligue 2, ce n’est pas seulement parce que son équipe domine actuellement le championnat. Les Verts peuvent eux aussi compter sur un actionnaire puissant et capable de compenser la crise du football français. On parle bien sûr des droits TV qu’Ivan Gazidis a vu diminuer depuis sa prise de fonctions en juin 2024.
« Ils se sont effondrés, oui, a constaté le président stéphanois dans L’Equipe. Beaucoup de clubs ont des difficultés financières importantes. Les propriétaires historiques ne pouvaient plus assumer chaque année des déficits importants. Le football a changé. Mais soit vous suivez, soit vous mourrez. En France, beaucoup de clubs en sont arrivés à vendre des morceaux d'eux-mêmes : leurs meilleurs joueurs, leurs droits commerciaux, parfois des infrastructures. » Certains patrons comme Bernard Caïazzo et Roland Romeyer ont même abandonné lorsqu'ils ont laissé l'AS Saint-Etienne à Kilmer Sports Ventures.
« Le club n'avait plus les moyens d'être compétitif en L1, soit avec l'équipe dont nous avons hérité, soit avec certaines installations », a expliqué Ivan Gazidis, sans chercher à accabler les deux anciens présidents des Verts. Pour le Sud-Africain, les coupables se situent plutôt au niveau de la Ligue de Football Professionnel qu’il critique pour sa manière de distribuer les recettes des droits TV. « Le football français devrait être dans une position de force, s’est-il étonné. La France a des talents incroyables, une très grande culture du football. Ce sont deux acquis rares, très difficiles à créer. »
« Le principal problème vient de la considération accordée aux équipes les plus faibles. Sur les droits TV, l'écart entre le club le mieux et le moins rémunéré est de 8 à 9 en France, contre 3 à 3,5 en Allemagne ou en Italie et 1,7 en Angleterre. Cette situation place les petits dans une urgence permanente. Quand vous êtes dans l'urgence, vous prenez de mauvaises décisions. La même logique pousse la LFP à chercher l'argent immédiat plutôt qu'à construire des partenariats à long terme. Ce n'est pas un bon modèle de gouvernance. Les ligues les plus prospères partagent davantage leurs revenus », a conseillé l’ancien dirigeant d’Arsenal et du Milan AC, bien placé pour savoir ce qui fonctionne ailleurs.

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