Un an après l’annonce de sa retraite, Raphaël Varane s’est
lancé dans un combat qui lui tient à cœur. Le champion du monde 2018 s’engage pour
la prévention des commotions cérébrales dans le football. Une idée mal reçue par Christophe Dugarry.
Raphaël Varane s’est lancé dans son nouveau combat quelques
mois après sa retraite. L’ancien joueur du Real Madrid souhaite sensibiliser le
monde du football aux risques des commotions cérébrales. Des idées fleurissent comme l’interdiction
de jouer de la tête avant 12 ans pour préserver le cerveau en développement des
enfants et éviter des risques sur le long terme. «
Leur cerveau est en
plein développement. Donc, forcément, recevoir des impacts, ça a des
conséquences négatives. Ensuite, parce que c’est facilement évitable. À huit
ans ou neuf ans, il n’y a pas d’intérêt de travailler sur le jeu de tête. Donc,
autant les préserver, autant les protéger, » explique le champion du
monde 2018. Une réforme déjà mise en place en Angleterre, mais qui ne convainc
pas
Christophe Dugarry.
Dugarry n’est pas convaincu
Sur RMC, le champion du monde 1998 ne partage pas le même avis
que le défenseur central, et il se veut même cassant. « J’ai beaucoup de respect pour Raphaël
Varane, c’est un garçon intelligent, posé, calme… S’il a eu cette réflexion à
un moment donné, pourquoi pas ? Mais empêcher les joueurs de foot de jeu de
tête avant 12 ans… je ne comprends pas l’idée. Donc ça veut dire qu’on les
empêche aussi de sortir, » explique-t-il avant d’ironiser sur la
situation. « Imagine qu’il y en ait un qui prend le ballon dans les parties
génitales, peut-être qu’il va être infertile.
Je trouve que ce sont des combats ridicules. Une dame qui prend sa voiture a
plus de chances de faire un accident que celle qui ne la prend pas. Dans ces
conditions, tu ne fais plus rien, » lance l'ancien bordelais. Une sortie qui a
fait réagir sur les réseaux sociaux, où on estime que Dugarry n'a vraiment pas compris le sens du message du champion du monde 2018. Les enjeux des commotions cérébrales
prennent de plus en plus de place dans le sport aujourd’hui.