Quelques semaines après l’éviction de John Textor, Botafogo s’interroge sur certaines opérations menées par l’Américain. L’ancien patron de l’Olympique Lyonnais est soupçonné d’avoir utilisé des ventes de joueurs pour rembourser un prêt personnel contracté auprès d’Evangelos Marinakis.
Dans la peau du plaignant ou de l’accusé, John Textor multiplie les affaires. L’Américain est notamment entré
en guerre contre la présidente de l’Olympique Lyonnais Michele Kang, à qu’il reproche d’avoir mené «
une conspiration pour prendre le contrôle et la propriété » du club rhodanien. L’ancien propriétaire des Gones réclame 400 millions de dollars de dommages et intérêts à celle qui lui avait succédé l’été dernier. C’est peut-être une manière de se mettre à l’abri si les choses devaient mal tourner au Brésil.
Car quelques semaines après son éviction, Botafogo s’interroge sur certaines opérations menées par John Textor. Le club de Rio de Janeiro constate que l’attaquant Igor Jesus, le défenseur central Jair Cunha et le latéral gauche Cuiabano ont été vendus à Nottingham Forest en dessous de leurs valeurs marchandes respectives. En ce qui concerne le dernier joueur cité, l’offre de Brighton à 10 millions de dollars avait été refusée, contrairement à celle de Nottingham Forest qui a conclu le transfert pour seulement 4 millions de dollars. Idem pour Jair Cunha, envoyé en Angleterre pour 10 millions de dollars alors que Botafogo pouvait en espérer le double.
Ainsi, le club brésilien soupçonne John Textor d’avoir utilisé ces ventes pour rembourser son prêt personnel contracté auprès d’Evangelos Marinakis, patron de Nottingham Forest, révèle le journaliste Thiago Veras sur la chaîne Arena Alvinegra. L’enquête interne sera sans doute menée avec précision à Botafogo, où l’on envisage aussi de poursuivre l’Américain en justice pour avoir oublié de reverser au gouvernement l'impôt sur le revenu retenu sur les salaires des employés. Une accusation de détournement de fonds dont John Textor n’avait vraiment pas besoin.