L'Olympique Lyonnais a récemment annoncé un changement du nom juridique de sa société mère, Eagle Football Group, en OL Groupe. Un changement anecdotique sur le papier, qui cache une autre décision majeure : celle d'un transfert de la cotation en bourse qui pourrait faciliter une future vente du club.
Après avoir passé un été particulièrement mouvementé, toujours avec cet objectif de rendre l'effectif le plus compétitif possible malgré les difficultés financières et les différentes contraintes des instances, l'Olympique Lyonnais entre dans une nouvelle phase. Dans un récent communiqué, le club a annoncé vouloir mettre un terme définitif à l'ère John Textor. Pour ce faire, le conseil d'administration d'Eagle Football Group a d'abord entériné le changement du nom juridique de la société mère, qui deviendra OL Groupe le 16 octobre prochain après vote des actionnaires. Mais ce n'est pas tout.
Eagle Football Group devient OL Groupe... avant une revente ?
L'assemblée générale qui se réunira le mois prochain devra également acter le « projet de transfert de la cotation des titres Eagle Football Group du marché Euronext Paris vers Euronext Growth », apprend-on. La principale différence réside dans le fait le second marché est spécialement conçu pour les PME et les entreprises de taille intermédiaire et est, surtout, moins regardant concernant les obligations d'informations. Comme l'explique Le Progrès, il s'agit là d'un changement logique qui s'inscrit dans cette lassitude de l'exigence totale de transparence financière dont fait l'objet le groupe encore aujourd'hui. Surtout, ce transfert ouvre la voie à une revente de l'OL.
Le quotidien régional ajoute que ce changement de marché rendrait l'entreprise plus attractive pour les investisseurs. De quoi relancer les rumeurs sur une vente future ? Pour l'heure, il est impossible de l'affirmer, mais ce changement de cap induit davantage de souplesse pour Michele Kang. En attendant, l'OL est toujours soumis à une gestion très rigoureuse jusqu'en juin 2028 afin d'éviter des sanctions restrictives de la part de la DNCG et de l'UEFA.