Grand favori depuis des semaines pour être maire de Lyon, Jean-Michel Aulas est difficulté après le premier tour. L'ancien président de l'OL n'est pas toujours pris au sérieux.
Candidat à la Mairie de Lyon, Jean-Michel Aulas avait su rallier à lui dès le début de sa campagne les voix du centre et de la droite, pour être le grand favori de ces élections. Mais au fur et à mesure que le scrutin approchait, l’avance du chef d’entreprise lyonnais se réduisait. Conscient que ce n’était pas sa force, il a refusé les débats, et sa seule présence lors de cet exercice s’est soldée par un fiasco. Résultat, il a été devancé par l’écologiste et maire sortant Grégory Doucet au premier tour (37,3 % contre 36,7 % pour Aulas).
Aulas veut parler politique, on lui parle des matchs de l'OL
Une vraie claque tant il semblait avoir la voix royale pour la victoire à Lyon. Rien n’est terminé, et l’ancien président de
l’OL bat désormais le terrain pour récupérer des voix avant le second tour. Présent sur les marchés cette semaine ou à un meeting populaire pendant le match de Lyon ce jeudi en fin d’après-midi, JMA n’est pas vraiment à l’aise avec le public. Selon un reportage de Ouest-France qui l’a suivi ces dernières heures, c’est son passé à l’Olympique Lyonnais qui le dessert finalement. Sur les marchés, on veut lui serrer la main, lui parler de l’OL et lui raconter des matchs, plus qu’écouter ce qu’il a à dire sur la ville. Son passé au sein du club de football le rend sympathique, mais moins crédible sur les questions importantes de la vie quotidienne dans la cité des Gones.
D’ailleurs, son programme n’a pas vraiment séduit les habitants de Lyon, comme l’explique Philippe Brunet-Lecomte, journaliste lyonnais très réputé. « C’est un ratage monumental. Il avait tous les éléments en main : des sondages qu’il a payés, le soutien de la droite et du centre et une stratégie marketing impeccable. Il porte une vision obsolète de Lyon. Son programme, c’est le culte de la voiture et du béton. Ça ne marche plus. Il n’a pas l’habitude d’être contredit. Il refuse les questions qui le gênent », a livré l’écrivant lyonnais dans Ouest-France.