Lassé d'investir à pertes dans l'OM, Frank McCourt a non seulement stoppé les dépenses, mais il s'est aussi forgé sa stratégie pour la cession du club marseillais.
En grande difficulté financière, l’OM possède toujours un actionnaire principal solide, qui a simplement décidé de stopper de faire des chèques pour combler le déficit aussi structurel que colossal constaté chaque saison. Malgré cela, il est encore apparu récemment que le businessman de Boston avait encore augmenté sa fortune cette année. Le robinet s’est coupé d’un coup, et cela a des conséquences sportives directes puisque l’OM se retrouve immédiatement dans la zone rouge après la première partie de saison.
Le Vélodrome grogne, McCourt économise
De quoi faire monter la grogne et afficher les pancartes « McCourt OUT » au Vélodrome, où l’ambiance risque de devenir délétère si les résultats ne s’améliorent pas rapidement.
Cette trêve internationale permet de calmer légèrement les choses. Et pour le journaliste Romain Canuti, c’est l’heure de faire un point sur la volonté de Frank McCourt de vendre l’OM.
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Frank McCourt cherche à vendre l’Olympique de Marseille depuis le premier jour, c’est un businessman. Il est venu pour deux choses : les droits de la Ligue 1 qui devaient passer au milliard d’euros et la réforme de la Ligue des Champions très rémunératrice, qu’on lui avait presque présenté comme une ligue fermée. Ces deux motivations n’existent plus. Il va forcément chercher à vendre. Mais pour le moment, on en est très très loin. Il veut vendre autant maintenant que y’a 4-5 ans, c’est tout. Il ne le dira pas publiquement, car ce n’est pas le meilleur moyen de vendre. Il est dans une posture de vendre, de manière raisonnée car il n’a pas de besoin, et du coup il va rester et attendre pour en tirer le meilleur prix », a résumé le journaliste du Phocéen, persuadé que l’Américain considère qu’il n’y a pas d’urgence.
Surtout que sa première mission est désormais de limiter les pertes, avec l’appui de l’UEFA et de la DNCG, ce qui lui évitera de remettre des sommes folles à chaque fin de saison. Il reste à savoir si le public marseillais sera aussi patient que son propriétaire, qui a déjà fait savoir depuis désormais deux ans qu’il était ouvert à l’arrivée de nouveaux investisseurs, sans voir le moindre évènement se décanter à ce niveau.