Stéphane Richard est à pied d'oeuvre pour redresser l'OM sur le plan financier. Ses premières opérations privilégient-elles la vitesse à un meilleur rendement ?
En poste officiellement depuis deux jours, Stéphane Richard n’a pas attendu le 1er juillet pour passer à l’action. Il a du gérer de nombreux dossiers chauds et avoue bien qu’il a déjà une grosse charge de travail derrière lui. Outre les passages tumultueux devant les instances (DNCG et UEFA), le président de
l’OM est en charge de ramener les comptes dans le vert. Cela passe par des ventes au mercato mais aussi des partenariats et des sponsors à dénicher.
D'autres sociétés plus généreuses que CEPAC snobées ?
L’OM ira donc faire un stage en Cote d’Ivoire cet été, dans un deal revu à la hausse avec l’office de tourisme « Sublime Cote d’Ivoire », qui existait déjà mais ne donnait pas satisfaction. Il vient aussi d’y avoir le naming du Vélodrome, qui ne s’appelle désormais plus Orange, mais CEPAC Vélodrome. C’est la Caisse d’Epargne du sud de la France qui a été choisie, et le nouveau patron de l’OM s’en est félicité.
« Plusieurs discussions ont eu lieu avec différents candidats, mais la Caisse d'Épargne CEPAC s'est rapidement imposée. Au-delà de l'aspect financier, nous recherchions un partenaire capable de décider rapidement, profondément ancré sur le territoire et partageant les valeurs de l'Olympique de Marseille. La continuité était également importante afin d'éviter toute période d'incertitude autour du Vélodrome », a livré Stéphane Richard en conférence de presse.
Comme il le fait savoir, l’aspect financier n’a pas été le seul à être pris en compte. En effet, selon les informations de La Provence, le dead signé avec la Caisse d’Epargne n’est pas foncièrement mauvais, puisqu’il porte sur 7 ans et est à un niveau légèrement supérieur à celui d’Orange qui existait auparavant. Mais Stéphane Richard avait sur la table de meilleures offres, auxquelles il n’a pas voulu donner suite.
La raison invoquée est la rapidité avec laquelle la CEPAC était prête à prendre ce « naming », alors que d’autres sociétés plus généreuses étaient encore au stade de négociations. Un choix fait par rapport à la rapidité plus que le montant financier de l’opération, qui montre bien que Stéphane Richard n’a pas de temps à perdre pour tenter de renflouer l’OM.