L'OM perd trop souvent ses nerfs en cette fin de saison, et La Provence pointe du doigt ses joueurs argentins qui s'occupent plus des adversaires ou des arbitres, que du ballon.
Ambiance sulfureuse à
l’Olympique de Marseille en cette fin de saison, où le podium risque d’échapper à l’équipe d’Habib Beye. Malgré les points d’avance et un effectif copieux et expérimenté, les contre-performances s’enchainent et les places européennes s’éloignent à trois journées de la fin de la saison. Un réveil est encore possible en cas de 9 sur 9 pour finir, mais il va pour cela falloir ramener du calme, de la sérénité et de la performance.
La grinta à l'ancienne, c'est fini
Car ces dernières semaines, cette ambiance sulfureuse, dans le vestiaire comme sur le terrain, n’aide clairement pas les joueurs de l’OM à être à leur meilleur niveau. Ce jeudi, La Provence pointe du doigt les joueurs argentins du club, et notamment Facundo Medina et Leonardo Balerdi, qui aiment être dans les mêlées, dans la provocation, s’occuper des adversaires et de l’arbitrage, mais ne parviennent finalement pas à peser sur les rencontres. Ce fut notamment le cas dans le match de dimanche dernier contre Nice, avec une prise de tête pendant toute la rencontre avec Elye Wahi, qui a au final marqué le but égalisateur d’une Panenka face à Geronimo Rulli.
Un comportement « à l’ancienne » qui n’a plus lieu d’être aux yeux de Renato Civelli. L’ancien défenseur central de l’OM et de Nice, qui n’était pas un tendre sur le terrain et représentait cette « grinta » parfois poussée à l’extrême, prévient tout de même les Argentins de l’OM que cette époque où on pouvait pourrir les adversaires et le match pour s’imposer à tout prix, est révolue.
« Aujourd’hui, tu ne peux plus déstabiliser un adversaire. J’ai vu les changements au fil de ma carrière. Avec la VAR, c’est quasiment impossible à réaliser. Elle nous a enlevé ces petites fenêtres pour mettre un coup discret dans les côtes, envoyer des crachats ou des insultes qui piquent », regrette presque celui qui est désormais directeur sportif du club bien nommé Defensa y Justifia. « Je ne dis pas que l’on a raison, mais en Argentine, on vit le football d’une manière totalement différente du reste du monde. Pour nous, s’insulter, se donner des coups, ce n’est pas mal agir, ni un débordement. Cela fait partie du sport », a assuré à La Provence l’ancien défenseur central. Des méthodes qui n’ont plus lieux d’être, et il serait temps que Balerdi et Medina le comprennent pour se concentrer sur le terrain.