Roberto De Zerbi avait tenté un dernier coup pour souder son vestiaire, en envoyant de nombreux joueurs loin de l'OM au mercato. La mise à l'écart d'Amir Murillo aura été celle de trop.
Début janvier, prévoir le départ de Roberto De Zerbi au mois de février aurait révélé de l’art divinatoire.
L’OM était bien ancré à la troisième place de
Ligue 1, toujours en course en Coupe de France, et bien placé pour continuer l’aventure en Ligue des Champions. Tout ou presque s’est écroulé en quelques semaines. La fin de mercato totalement déjantée a visiblement achevé le vestiaire marseillais, qui n’a plus soutenu son coach, passant au travers du match face au PSG.
De Zerbi fait une fixette sur Murillo, ça ne passe pas
Pour La Provence, c’est bien une bonne partie du vestiaire qui ne va pas pleurer l’entraîneur italien maintenant qu’il est parti, signe que les choses ne se passaient pas bien à Marseille. « L’annonce du départ du Brescian a chamboulé certains joueurs, venus pour évoluer sous ses ordres, quand d’autres l’ont plutôt bien accueilli. Et pour cause, une partie du vestiaire n’adhérait plus à son projet ni à ses idées », explique le quotidien local. Ses excès, ses changements et le fait de mettre certains de ses joueurs sur le pilori avant ou après les matchs ont fini par le couper de son vestiaire.
Un déclic a certainement précipité la chute de Roberto De Zerbi. Son acharnement à faire partir Amir Murillo à la veille du mercato. Certes, le Panaméen était fautif sur certains buts encaissés contre Bruges et le Paris FC, mais le défenseur polyvalent était loué pour son professionnalisme, sa résilience et le fait qu’il soit un exemple pour ses coéquipiers quelques mois plus tôt. A l’image d’un Adrien Rabiot porté aux nues et viré trois mois plus tard.
Selon L’Equipe, avant le match face au PSG, Roberto De Zerbi s’est très longuement justifié face à ses joueurs sur le fait que Murillo ait été envoyé en express du côté de la Turquie. Une décision qui a provoqué une très grosse incompréhension. L’entraineur italien a essayé de prouver que, sans le Panaméen, les choses allaient être mieux. Au final, l’OM a explosé en vol contre le PSG, et le technicien a fait ses valises 48 heures plus tard.