Ça chauffe entre l'OM et La Provence et un nouveau cap a été franchi avec l'interdiction pour les journalistes locaux de poser des questions en conférence de presse. La réponse n'a pas tardé.
Très vindicative à l’encontre de Medhi Benatia et de
l’Olympique de Marseille ces derniers mois, La Provence a forcément agacé les dirigeants de l’OM. A tel point qu’une mesure a été prise et que le club phocéen a désormais interdit aux représentants du média local de prendre la parole et de poser des questions aux joueurs, à l’entraîneur et aux dirigeants lors des conférences de presse. Une mesure qui démontre à quel point l’OM est fâché, même si cela va beaucoup trop loin aux yeux de l’USJSF.
Pour le syndicat des journalistes sportifs français, et son président Vincent Duluc, il est bon de rappeler quelques aspects fondamentaux de ce métier, même si les écrits des journalistes ne plaisent pas. « Comme nous pouvions le craindre, une étape supplémentaire vient d'être franchie puisque les journalistes de La Provence ont été informés ces derniers jours que la parole ne leur serait plus donnée en conférence de presse. Ils n'ont donc plus l'autorisation de poser des questions aux joueurs et à l'entraîneur de l'Olympique de Marseille. Mécontent d'articles récemment publiés, l'OM a mis ses inacceptables menaces à exécution. Une décision intolérable que l'UJSF ne peut accepter », a fait savoir le journaliste de L’Equipe, qui promet de ne pas en rester là si jamais l’OM venait à perdurer dans cette attitude.
En effet, l’idée d’aller en justice pour faire condamner l’OM est d’ores et déjà évoquée, avec une jurisprudence qui ne laisse guère de place au doute en cas de passage devant un tribunal. « Par jugement du 6 mars 2023, confirmé le 15 février 2024, le tribunal de Bayonne a établi une jurisprudence en condamnant le Biarritz Olympique à verser 5 000 euros de dommages et intérêts à l'UJSF et a fait injonction au club, entre autres, d'interdire tout boycott de journalistes consistant en un refus des joueurs ou d'un membre de l'encadrement technique, de répondre aux questions posées par les journalistes, lors du point presse, de la conférence de presse ou toute autre mise en relation, sous astreinte de 5 000 € par infraction constatée. L'UJSF, si nécessaire, portera l'affaire en justice pour faire respecter cette jurisprudence », a souligné le syndicat des journalistes sportifs de France, pour qui cette dérive doit cesser immédiatement sous peine de voir l’OM devant les tribunaux.