La DNCG et l'UEFA ont bon dos pour expliquer le mercato à zéro recrue de l'OM. Mais, la vérité est ailleurs et Frank McCourt se fait secouer.
Il n’y a pas que la canicule qui a nécessité de se mouiller la nuque en Provence cet été. Après des années où Pablo Longoria a joué à Football Manager avec l’effectif de l’OM, Frank McCourt a décidé de changer ses équipes dirigeantes et d’empêcher tout recrutement. Contrairement à ce qui a été clamé pendant tout l’été, pour Sébastien Volpe, ce ne sont pas la DNCG et l’UEFA qui ont empêché l’OM de faire signer des nouveaux joueurs.
Cette situation reflète uniquement la volonté de Frank McCourt de ne plus mettre un centime pour permettre à l’OM de recruter, et les coups de semonce des instances auraient pu être facilement contournés si tel était la volonté de l’Américain.
La stratégie de McCourt, c'est zéro
L'OM a connu un mercato historique
« Aujourd’hui, on est dans cette situation car l’actionnaire principal de l’Olympique de Marseille a dit ‘je ne mets plus d’argent’, c’est tout. Il n’y a que ça. Car la DNCG, du moment que tu signes des chèques, ils s’en contre foutent. Et l’UEFA, tu peux leur dire qu’on a vécu comme ça mais c’est terminé, Richard peut dire que c’était pas moi aux manettes à ce moment, on refait un plan sur 2 ou 3 ans et voilà. Ce n’est pas un problème de DNCG ou d’UEFA, c’est l’actionnaire qui a dit ‘terminé’. Mais on n'est pas un club de pouilleux. A un moment donné, il faut lui expliquer que soit McCourt garde l’OM et vous en faites quelque chose de normal. Soit… Là cette année, il passe du tout au tout, il n’y a aucune stratégie », a expliqué le journaliste du Phocéen, pour qui ces montagnes russes n’ont aucun sens au niveau économique et sportif, et risquent de faire grandement baisser la valeur du club, si chère aux yeux de McCourt.
Il pourra toutefois être répondu que le businessman de Boston a de nouveau effacé l’ardoise du club cet été, et a donc bien remis de l’argent de sa poche. Sauf qu’il a fait comprendre que ce serait probablement la dernière fois, et a joint les actes – certes draconiens – à la parole.