L1 : Faire pleuvoir des millions en prêt, un plan d'urgence dangereux

L1 : Faire pleuvoir des millions en prêt, un plan d'urgence dangereux

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En cas de besoin, Gérard Lopez a été mandaté pour trouver une solution financière aux clubs français, avec la possibilité de débloquer plusieurs centaines de millions d'euros. Mais attention...

Touché par le Covid-19, le président de Lorient Loïc Féry a donné de ses nouvelles dans un entretien à Ouest-France. Confiné et isolé dans son habitation de Londres, le dirigeant du club breton est aussi un spécialiste du monde de la finance, puisqu’il dirige une société de gestion d’actifs spécialisée dans les marchés de crédit et de financement. Autant dire qu’il est également qualifié pour évoquer la situation des clubs français, qui ont demandé à Gérard Lopez, le président de Lille, de plancher sur une solution financière d’urgence si le besoin s’en faisait sentir, à savoir un emprunt de 300 à 500 ME avec un taux à 8 %. Loïc Fery n’est pas très chaud pour cette option.

« Depuis une semaine, je ressens de fortes brûlures en respirant et je suis facilement essoufflé. Je n’ai pas pu être testé car les hôpitaux saturent, à Londres comme dans beaucoup d’endroits, et sont réservés aux cas critiques, ce qui est tout à fait normal. Évidemment, je mets toute mon énergie pour m’en sortir au plus vite en croisant les doigts. C’est une expérience éprouvante, mais mon état me permet de rester chez moi. Je ne veux pas me plaindre au regard de tous les malades en situation bien plus graves, ou de ceux qui ont malheureusement perdu la vie », a fait savoir le dirigeant des Merlus au sujet de son état de santé, avant d’évoquer l’aspect financier, et ce fameux emprunt qui venait à être contracté si les clubs de Ligue 1 venaient à ne plus pouvoir respirer économiquement.

« La Ligue considère aussi la mise en place de solutions de financement d’urgence: en cas d’impasse totale, il sera important d’avoir identifié les options disponibles pour éviter la faillite du système. Dans tous les cas, je ne pense pas que la LFP empruntera à 8% et quoi qu’il en soit, il faut être très prudents, travailler avec précision car emprunter n’est pas sans risque. Je fais partie de ceux qui ont une expérience dans ce domaine: je suis donc le sujet de près, mais on veut éviter d’y avoir recours », a prévenu un Loïc Féry pour qui ce serait aussi risqué sur le plan financier d’avoir à rembourser chaque année des sommes copieuses.