TV : Médiapro met tout le monde dehors, Jaume Roures accusé

TV : Médiapro met tout le monde dehors, Jaume Roures accusé

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Connu du grand public en 2018 grâce à l’obtention des droits de la Ligue 1 et de la Ligue 2 ainsi que la création de Téléfoot, le groupe Mediapro est implanté en France depuis 2012.

En effet, avant d’être un diffuseur, Mediapro est un producteur de contenu audiovisuel et participe à la production, à la captation et à l’enregistrement de compétitions sportives. L’obtention de la quasi-totalité de la Ligue 1 était une formidable opportunité pour le groupe sino-espagnol de booster sa popularité et ses activités, mais c’est tout l’inverse qui s’est finalement produit. Après seulement quelques mois de diffusion, la chaîne Téléfoot a cessé d’émettre car Mediapro n’était (déjà) plus en mesure de payer la LFP. Un fiasco qui a plombé les activités de productions initiales du groupe, ce qui va avoir des conséquences dramatiques pour 90 salariés selon le site RévolutionPermanente.fr.

Des indemnités de licenciement dérisoires ?

Le site croit savoir que tous les salariés vont être licenciés dans des conditions hautement discutables. « Jaume Roures, a décidé d’arrêter les activités de la chaîne en France. Une décision brutale, que les salariés n’ont appris que le 18 mars. En pleine crise économique et crise sanitaire, Jaume Roures a décidé unilatéralement de licencier 90 personnes, en multipliant les méthodes les plus scandaleuses » explique le site affilié au parti NPA avant de détailler. « Dans le plan de licenciement prévu par le groupe, les indemnités de licenciements sont une véritable insulte aux salariés, qui pour certains travaillent pour Mediapro depuis le début des activités du groupe en France en 2012. Quelques milliers d’euros, même pas six mois de salaire, pour des travailleurs qui se retrouvent du jour au lendemain sans emploi ».

Les salariés réduits au silence

Révolution Permanente explique que ce ne sont pourtant pas les moyens financiers qui manquent du côté de Mediapro dans la mesure où début février, le groupe a répondu à un appel d’offres pour les droits TV de la Série A avec une offre proche de 900 ME. Ce serait oublié qu'il faut différencier la société française, et sa maison mère internationale qui fonctionne beaucoup mieux et n'a pas de comptes à rendre, la LFP ne le sait que trop bien. « Alors qu’il restait quelques captations à faire pour Mediapro, notamment un match de handball de l’équipe de Nîmes, la direction du groupe a démobilisé ses salariés français et fait intervenir des équipes venues d’Espagne, afin d’éviter tout mouvement de grève ou de contestation. Roures et Bergeaud privent ainsi les salariés de tout moyen de lutte », conclut RP. Des méthodes qui n'étonneront pas beaucoup, tant Jaume Roures a déjà prouvé par ses actes, son discours ou son attitude, le peu de considération qu'il avait pour le football français, et ceux qui devaient faire marcher l'incroyable contrat signé en 2018.