OL : Accusé d'avoir fait partir Juninho, il se défend

OL : Accusé d'avoir fait partir Juninho, il se défend

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Le récent départ de Juninho a secoué l'OL et ses supporters. Jean-Michel Aulas s'en dit attristé, mais le principal accusé dans cette affaire s'en défend. 

« L’expérience mal finie avec Juni m’a fait beaucoup de peine. On n’a plus de contact, et pour moi qui fait partie des gens à l’ancienne, et qui attache de l’importance au relationnel, c’est dommage ». C’est ainsi que Jean-Michel Aulas est timidement revenu sur ce premier mercato sans Juninho à l’OL. Le président lyonnais a vu le dirigeant brésilien partir dans de mauvaises conditions en fin d’année 2021. Les relations se sont détériorées en interne, et si l’ancien numéro 8 légendaire de l’OL n’a peut-être pas réussi à tout bien gérer, et a fait des choix qui n’ont pas toujours été couronnés de succès, son départ a choqué à Lyon. Tout s’est emballé très vite quand « Juni » a annoncé dans les médias qu’il n’irait probablement pas plus loin que son contrat de trois ans, qui prenait fin en 2022. Dès lors, l’OL s’est posé la question de travailler encore avec lui jusqu’à la fin de la saison, et d’incompréhension en déception, le départ a été quasiment acté dans la foulée, et de manière immédiate. 

Vincent Ponsot, un titre qui prête à confusion

Chez les supporters lyonnais, un nom reste en travers de la gorge, celui de Vincent Ponsot, qui chapeaute l’ensemble des décisions sportives et économiques avec son titre de « Directeur du Football » à l’OL. Un terme qui est surévalué selon l’intéressé lui-même, pour qui il n’y a aucune chance qu’il ait pesé sur la moindre décision sportive. « Je travaille avec Bruno (Cheyrou), comme avec Florian (Maurice) avant, et quand il y avait Juninho, c’est bien sûr lui qui prenait les décisions sportives. Moi je suis dans mon périmètre. Directeur du football, ça prête à confusion mais il faut connaître le fonctionnement de l’OL, ce n’est pas que de la gestion technique, il y a les féminines aussi, le centre de formation, OL-Reign. C’est clair, je ne choisis pas les joueurs, mais quand ils sont choisis, on travaille ensemble avec une ligne directrice très claire », a livré Vincent Ponsot. Mais même s’il s’en défend, le bras droit de Jean-Michel Aulas détient un pouvoir immense puisque c’est lui qui tient les cordons de la bourse, notamment sur le mercato. Ainsi, même si sportivement il n’a pas son mot à dire, sans le feu vert financier, impossible de boucler des opérations pour les recruteurs ou le directeur sportif.