Les supporters français ne risquent pas d’oublier de sitôt Ilgiz Tantashev, arbitre polémique du match entre les Bleus et le Paraguay samedi soir. Du côté sud-américain en revanche, on a apprécié l’arbitrage de l’Ouzbek.
L’équipe de France a-t-elle déjà été si mal arbitrée dans son histoire ? La question peut légitimement se poser après la victoire face au Paraguay samedi en huitième de finale de la Coupe du monde 2026.
Ilgiz Tantashev est au coeur de toutes les polémiques au lendemain du match et a hérité d’une note historique dans L’Equipe avec un terrible (mais mérité) 1/10. Les fautes paraguayennes non-sanctionnées par l’arbitre ouzbek ne tiennent même pas sur les doigts des deux mains et comble du spectacle, c’est la France qui a terminé le match avec 3 cartons jaunes contre… 0 pour le Paraguay.
La presse mondiale est scandalisée ce dimanche par l’arbitre désigné par la FIFA pour cette rencontre. En revanche, du côté du Paraguay, on applaudit des deux mains le match réalisé par Ilgiz Tantashev à Philadelphie samedi soir. « L’arbitre ouzbek Ilgiz Tantashev a livré une prestation solide et sereine. Il a su laisser le jeu se dérouler, a fait preuve d’équilibre et a arbitré la rencontre sans incident » écrit le média paraguayen ABC Color avant de poursuivre dans un constat toujours plus lunaire.
La presse paragueyenne félicite Ilgiz Tantashev
« Globalement, l’arbitrage a été parfaitement adapté au jeu et n’a pas eu d’impact négatif en dehors du penalty. Malgré un match très ouvert, la France n’a pas totalement dominé le Paraguay. L’élimination laisse un goût amer mais aussi la certitude que le Paraguay a su se montrer à la hauteur, a rivalisé avec dignité et s’est incliné de justesse face à une équipe de haut niveau » peut-on lire.
A chacun son analyse de la rencontre, après tout. Mais nul doute que pour la presse français et européenne, le constat est bien différent. L’important est de toute façon ailleurs pour les Bleus, qualifiés en quarts de finale et qui peuvent à présent se projeter sur le match face au Maroc. En croisant les doigts pour que l’arbitre désigné par la FIFA se montre cette fois à la hauteur de l’enjeu.