En pleine période de rachat des Girondins, Bordeaux Métropole a refusé les propositions des futurs repreneurs, Sparta Capital, concernant les questions autour du Stade Atlantique, du Haillan, et de la procédure judiciaire engagée contre Gérard Lopez.
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Girondins de Bordeaux vont prochainement changer de pavillon. Propriétaire du club depuis 2021, Gérard Lopez a accepté de vendre la majorité de ses parts à Sparta Capital, une société plutôt discrète qui compte un portefeuille d'actifs de 560 millions d'euros. Le rachat n'est pas encore officiellement acté, mais tout porte à croire que Franck Tuil et ses associés vont récupérer 67% du club d'ici à la fin du mois de juin et la prochaine audience devant la DNCG, tout en permettant à Gérard Lopez de rester actionnaire minoritaire.
En parallèle de cette opération, Sparta Capital a fait plusieurs demandes à Bordeaux Métropole, mais toutes ont été rejetées par Thomas Cazenaze, son président.
La métropole rejette les propositions de Sparta Capital
Ces dernières sont d'ailleurs assez conséquentes pour la métropole puisque les potentiels repreneurs ont d'abord fait une proposition d'achat du Stade Atlantique, sous forme d'option d'achat valable 5 ans contre 1 million d'euros avec une valorisation de 40 millions d'euros, et du centre d'entraînement du Haillan avec une formule similaire et 10 millions d'euros en jeu. Ils ont ensuite demandé une réduction du loyer du stade de l'ordre de 60% ainsi qu'un abandon de la procédure judiciaire en cours de la métropole contre Gérard Lopez. Autant de propositions balayées par Bordeaux Métropole.
« Aujourd'hui, les conditions fixées sont trop difficiles pour nous. On ne peut pas, par exemple, renoncer à la procédure judiciaire sur la lettre de caution de Gérard Lopez sur les loyers impayés du stade. On ne peut pas rayer d'un trait une dette de 20 millions d'euros. Ce n'est pas acceptable », a expliqué Thomas Cazenave, également maire de Bordeaux. Concernant le stade, « on est très ouvert sur la vente du stade, mais il y a un minimum à mettre au départ, surtout qu'avec cette option, si un autre acheteur se pointe pendant cette période, on ne pourra rien faire », ajoute-t-il. Avant de confirmer que ces rejets ne changeront pas la possibilité de voir Sparta Capital mener à bien son projet de rachat.