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Canal+, BeIN et DAZN tentent une opération à 1,5 milliard d'euros

TV12 sept. , 14:00
Les principaux détenteurs de droits télévisuels en France mettent le paquet pour lutter contre le piratage. De nouvelles lois sont passées pour essayer de mettre l'IPTV à terre.
Les droits télévisuels du championnat de France sont réduits à la portion congrue, puisque faute d’offre satisfaisante, la Ligue a décidé de lancer sa propre chaine, qui diffuse désormais l’ensemble de la Ligue 1. Une initiative qui a du sens et qui peut rapporter aux clubs, à condition d’atteindre les deux millions d’abonnés, ce qui n’est pas le cas actuellement. Le cap du million d’abonnés a du mal à être surpassé, et cela empêche cette chaine d’être rémunératrice pour les clubs.
Depuis les fiascos de Médiapro et de DAZN, la lutte contre le piratage est devenue une priorité en France. Même s’il y a encore beaucoup de retard par rapport à d’autres pays européens. Depuis quelques années, l’Italie a pris des mesures spectaculaires contre l’IPTV, solution illégale qui permet d’obtenir les chaines diffusant le sport (et les autres domaines) via un boitier et un seul paiement pour un an d’accès.
Si les sites classiques de streaming peuvent être repérés désormais, aller contrecarrer les plans des fournisseurs et utilisateurs d’IPTV est plus complexe. Mais à l’image de ce qui se réalise de l’autre côté des Alpes, le patron de l’Arcom a confirmé aux Echos cette semaine que le bloquage en temps réel va être rendu possible en France, grâce à la nouvelle loi qui vient de passer en ce sens.

Canal+ annonce l'addition

Les premières adresses IP ont été bloquées à l’occasion de la première journée de la Ligue des Champions, et cela devrait augmenter dans les semaines à venir si le système prouve sa fiabilité. Car le modèle italien touche aussi parfois des adresses IP et des sites légaux par ricochet, ce qui déclenche des blocages abusifs.
Canal+, DAZN et BeIN Sports sont en tout cas montés au créneau de toutes leurs forces pour faire accélérer ce processus. Maxime Saada, président de Canal+, a confié en marge d'un accord avec la Liga pour lutter contre le piratage que le manque à gagner était supérieur à 1,5 milliard d'euros par an pour les diffuseurs. « Le piratage est un fléau mondial qui touche toute la filière du sport, amateur comme professionnel, et au-delà toute la création audiovisuelle, pillée, tout comme le sport », a souligné le boss de Canal+.

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