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Kylian Mbappé - Real Madrid

Mbappé et Madrid, le syndrôme PSG a frappé

Kylian Mbappé01 déc. , 12:00
Facile leader de la Liga il y a encore quatre journées, le Real Madrid est désormais dépassé par le FC Barcelone, malgré un Kylian Mbappé monstrueux d'efficacité. La Mbappé dépendance commence à inquiéter du côté des Merengue.
Que ce soit en Ligue des champions, avec un quadruplé la semaine passée contre l'Olympiakos, ou en championnat, dimanche contre Gérone, le Real Madrid dépend à 100% des performances de Kylian Mbappé. D'une efficacité redoutable, la star française permet pour l'instant à Xabi Alonso de ne pas trop être secoué pour sa première saison sur le banc madrilène.
Mais ce lundi, au moment où le Barça a repris le pouvoir en Liga, des voix commencent à s'élever du côté de la maison blanche où cette dépendance à Mbappé inquiète plus qu'elle ne rassure. Et chez les supporters, certains avouent qu'ils comprennent mieux ce que disaient leurs homologues parisiens en évoquant le poids devenu excessif du capitaine de l'équipe de France dans les performances du Paris Saint-Germain.

Mbappé lance un appel à ses coéquipiers

Personne n'osera remettre en cause les performances de Kylian Mbappé, de plus en plus tueur, sauf qu'autour de lui personne ne semble se mettre au diapason ou du moins n'arrive à être un vrai plus. Et ce n'est pas le message de l'attaquant français sur Instagram après le nul à Gérone qui va rassurer. « Ce n’est pas le résultat que nous espérions. Mais la Liga continue, et la saison est longue. Nous devons inverser la tendance et montrer de quoi nous sommes capables en tant qu’équipe », prévient Kylian Mbappé, qui interpelle ses coéquipiers afin qu'ils aient conscience que tout ne peut pas déprendre de lui. Dans les médias espagnols, on a très peur pour ce Real Madrid.
Sur Movistar, l'un des diffuseurs de la Liga, Jorge Valdano, ancien joueur argentin du Real Madrid, a tiré le signal d'alarme. « La question que le Real Madrid doit se poser est celle de savoir où il en serait aujourd'hui sans Kylian Mbappé. Chaque match est une vitrine pour le joueur français, et le match contre Gérone n’a pas fait exception. Aujourd'hui, il a été exceptionnel, que l'équipe joue bien, mal, soit menée au score, ou même qu'elle vienne d'égaliser. Il a réalisé une prestation magistrale, et pourtant le Real Madrid n'a pas réussi à s'imposer », fait remarquer le consultant de la chaîne télé.
Interrogé dimanche soir sur cette dépendance, Kylian Mbappé a répondu sèchement à un journaliste de la télé espagnole. « Sans manquer de respect, c’est une mauvaise question. Chacun dans l’équipe a son rôle et doit le remplir, a riposté l'attaquant français, qui a ensuite été relancé sur le fait que lorsqu'il ne marquait pas, le Real Madrid ne gagnait jamais. Cela n’a rien à voir avec une dépendance. Dites juste que je dois marquer et que je suis l’un des responsables, mais pas qu’il y a une dépendance. »

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« Il ne veut pas que la L1 existe », Daniel Riolo dénonce Nasser Al-Khelaïfi

Et Oui !!! 👊⚽

« Il ne veut pas que la L1 existe », Daniel Riolo dénonce Nasser Al-Khelaïfi

Ce rayonnement sportif de façade ne doit pas nous faire oublier comme le Qatar a mené son entreprise pour faire ”triompher le PSG” et avec lui, prétendument ”le football français”. Un club qui n'a a répondre à aucune des règles économiques, politiques et juridiques de ses concurrents. A la manière d'un athlète dopé qui raflerait toutes les médailles aux JO dans l'impunité la plus totale. Est-ce donc là le football que l'on veut ? Vous permettrez d'en douter.

« Il ne veut pas que la L1 existe », Daniel Riolo dénonce Nasser Al-Khelaïfi

Car ce n'est pas non plus que du football. Le Qatar mène en effet, depuis des années, une stratégie d'influence religieuse dans les banlieues françaises, à peine jugulée. Un rapport des services de renseignement français rendu public par Macron en mai 2025 le dit explicitement : le Qatar est le principal bailleur de fonds des Frères musulmans en France. Mosquées, instituts, associations, financement de prédicateurs... une présence communautaire patiente et capillaire, qui s'articule avec le soft power footballistique, médiatique et économique pour former une stratégie d'influence totale sur la société française. Pas un hobby, donc. Une véritable politique d'État. Car ce n'est pas fini : le Qatar pèse massivement dans le CAC 40 : actionnaire de TotalEnergies, Vinci, Veolia, LVMH, Vivendi, Air Liquide. Et Lagardère, groupe médias et édition dont Al-Khelaïfi est lui-même mis en examen pour avoir manipulé un vote d'actionnaires en 2018 alors que le QIA en était actionnaire majoritaire. Et pour boucler la boucle : ALL, Accor Live Limitless, le sponsor maillot du PSG, c'est Accor, dont le Qatar est actionnaire et dont les palaces parisiens et azuréens les plus emblématiques sont détenus ou gérés en partenariat avec des entités qatariennes. Le club se sponsorise donc aussi via le groupe hôtelier dans lequel son actionnaire a des intérêts. Cet ancrage dans le CAC 40 est suffisant pour faire vaciller l'économie française si Doha décidait de vendre de manière coordonnée. Ce n'est pas une menace théorique : quand Al-Khelaïfi a été mis en examen en février 2025, Doha a immédiatement menacé de retirer ses investissements de France. Le message était limpide. Et d'ailleurs, que risque-t-il vraiment ? Al-Khelaïfi est ministre d'Etat (sans portefeuille) du gouvernement qatarien. Un statut qu'il a utilisé concrètement : en juillet 2023, interpellé sur le tarmac du Bourget par des enquêteurs français, il s'est enfermé une heure dans son jet privé pendant que le Qatar faisait pression directement sur Darmanin et Colonna en invoquant son immunité diplomatique. Selon Blast, lors de la visite d'État de l'Émir en février 2024, l'Élysée aurait même promis à Doha qu'il ne serait pas dérangé par les juges le temps des agapes. Il a été mis en examen deux fois par la justice française. Deux fois sans contrôle judiciaire. Deux fois depuis Doha. Jamais une nuit en garde à vue. La justice française instruit. La France d'État, elle, protège.

« Il ne veut pas que la L1 existe », Daniel Riolo dénonce Nasser Al-Khelaïfi

Maintenant, parlons de l'homme qui incarne tout cela. Nasser Al-Khelaïfi est simultanément : - Président du PSG - Président et CEO de beIN Media, qui diffuse la Ligue 1 et la Ligue 2 - Membre du conseil d'administration de la LFP, qui attribue ces mêmes droits - Président de l'Association Européenne des Clubs, 800 clubs représentés sur le continent - Membre du Comité Exécutif de l'UEFA, censée le réguler - Membre du Conseil de la FIFA depuis octobre 2025 Un seul homme. Juge, partie, diffuseur, régulateur national, représentant continental, décideur mondial. Dans n'importe quel autre secteur économique cette concentration s'appellerait un cartel et serait démantelée. Dans le football, on lui confie chaque année des postes supplémentaires. Quand Oughourlian lui a dit en réunion "tu intimides tout le monde, tu es un tyran", tout le monde a entendu. Le rapport sénatorial Savin adopté à l'unanimité en 2024 a recommandé explicitement de lui interdire de cumuler ces fonctions. Dix-huit mois plus tard : zéro réforme, zéro mesure, zéro conséquence. À l'UEFA, quand les enquêtes pour violations du Fair Play Financier ont abouti à des conclusions trop gênantes, des accords secrets ont été négociés en coulisses. L'enquêteur en chef Brian Quinn a refusé de signer l'un d'eux, jugé trop indulgent envers le PSG, et a démissionné plutôt que de le cautionner. Les noms de Platini et Infantino ont été cités dans ces arrangements. Résultat : une amende de 65 millions d'euros en 2022, dont 55 avec sursis, pour un club qui dépense des centaines de millions en salaires. Une tape sur la main. Al-Khelaïfi a fini au Comité Exécutif de cette même UEFA. Le gardien et le détenu ont échangé les clés. Et pendant que l'UEFA prétend réguler le PSG, elle encaisse l'argent de Qatar Airways, sponsor officiel de la Ligue des Champions jusqu'en 2030. La compagnie nationale qatarienne, 100% étatique, est simultanément sponsor du PSG et partenaire officiel du régulateur censé contrôler le PSG. L'UEFA n'a relevé aucune incompatibilité. Son membre du Comité Exécutif, en effet, n'est autre que... Nasser Al-Khelaïfi. Les liens troubles entre le Qatar et l'UEFA ne sont plus un soupçon. Ils sont inscrits sur les contrats. Et ce n'est que la partie visible.

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Et le génie du système, c'est que ce n'est même pas formellement illégal. Les contrats de sponsoring avec des entités qatariennes sont des... contrats. Le FPF est contourné légalement via ces mêmes contrats surévalués qui font rentrer de l'argent public étatique par la fenêtre quand la règle l'interdit par la porte. Les déficits annuels seront comblés quoi qu'il arrive, car il y a derrière un État gazier dont le fonds souverain pèse 450 milliards de dollars. Le PSG peut se passer des droits TV. Il peut perdre de l'argent indéfiniment. Il peut recruter Ramos à 80 millions et Zabarniy à 70 millions pour la rotation pendant que ces sommes représentent un projet sportif complet sur trois ans pour Lyon ou Marseille. Qui se rappelle des 180 millions déboursés pour un Mbappé de 18 ans, parti libre, ou des 220 millions d'Euros posés sur Neymar, + 40 millions pour son agent de père, sans même parler des salaires ? Si l'écrasante domination est légale dans ses forme, elle est évidemment illégitime dans ses fondements

ÉquipePtsJVNDBPBC+/-
76342446742945
70342248663531
61341879523715
603418610534013
593418511634518
5934178959509
54341661260546
533415811584711
45341112114851-3
44331281347461
44341111124750-3
3934109154355-12
363499162948-19
3534714133244-12
3434810163444-10
3234711163760-23
233358202952-23
173438233276-44

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