A trois jours d'un match décisif, ou presque, contre Amiens, des supporters stéphanois ont tenu à faire part de leur colère avant ce rendez-vous, pointant du doigt certains comportements.
L'AS Saint-Etienne compte sur Bastia pour battre Le Mans, et dans ce cas précis, les Verts monteront directement en Ligue 1 s'ils viennent à bout d'Amiens, déjà relégué en National. Mais si les Sarthois s'imposent en Corse, alors Sainté devra passer par les terribles barrages d'accession à la Ligue 1. Pour les supporters stéphanois, cette situation est intolérable, car Kilmer Sports a énormément investi pour construire un effectif capable de rouler sur les dix-sept autres clubs de
Ligue 2. Alors, à quelques jours de la dernière journée de la saison régulière, les Magic Fans sont allés poser une banderole assassine, qui s'en prend à quelques joueurs, suite à des rumeurs qui circulent depuis des semaines sur les réseaux sociaux sur leur comportement extra-sportif au moment où la montée se joue.
Les supporters visent l'hygiène de vie de certains joueurs
Le message des Magic Fans 1991 est direct : « Certains visent la montée, d’autres les terrasses du 1810. On veut des joueurs concernés et acharnés. » Pour ceux qui ne connaissent pas la région stéphanoise, le 1810 est une discothèque comprenant une vaste terrasse couverte, un intérieur de 1 000 m², 3 bars et un carré VIP. Et cela fait plusieurs fois, que des supporters affirment croiser des joueurs de l'AS Saint-Étienne dans cet établissement, parfois avant des matchs. Certains joueurs ont été pointés du doigt, même s'il s'agit une infime partie de l'effectif de Philippe Montanier. En tout cas, la banderole affiche au grand jour certaines rumeurs et traduit l'agacement qui commence à monter du côté des supporters stéphanois, lesquels n'accepteront pas que leur club favori ne monte pas en Ligue 1. Personne n'a oublié les images vues à Geoffroy-Guichard lorsque l'AJ Auxere était venue décrocher sa montée dans l'élite au tir au but, et surtout personne ne souhaite que cela se reproduise.