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Le PSG sans Mbappé, Luis Enrique saute au plafond

PSG17 sept. , 11:30
Cet été, le PSG a perdu Kylian Mbappé et contre toute attente, le club de la capitale a fait le choix de ne pas recruter de star pour compenser ce départ… pour le plus grand bonheur de son entraîneur Luis Enrique.
Les supporters du Paris Saint-Germain ont vécu un drôle de mercato cet été, avec le départ annoncé depuis plusieurs mois de Kylian Mbappé, lequel n’a pas été remplacé par le club de la capitale. Malgré l’importance de l’international français, le champion de France en titre a fait un choix audacieux en recrutant simplement Désiré Doué dans le secteur offensif et en faisant donc l’impasse sur le recrutement d’un top buteur européen malgré le départ de « KM7 ». Un choix fort de la part de la direction du club, qui répond surtout à une demande de Luis Enrique. Le PSG s’est bien intéressé à certains buteurs et notamment à Victor Osimhen, avec qui Luis Campos avait trouvé un accord contractuel très tôt durant le mercato estival.
Mais de son côté, Luis Enrique s’est opposé à la venue d’un tel joueur, privilégiant l’aspect offensif et le développement de joueurs tels que Dembélé, Barcola, Asensio, Ramos ou encore Kolo Muani et les milieux de terrain ultra-techniques dont il raffole, à l’instar de Vitinha, Fabian Ruiz ou Joao Neves. Résultat des courses, c’est un PSG sans star ni buteur d’envergure qui attaque mercredi la Ligue des Champions par la réception de Gérone.
Et cet effectif fait le bonheur de Luis Enrique comme l’a confirmé Eric Di Meco sur RMC. « Je pense que Luis Enrique préfère l’effectif qu’il a cette année (par rapport à celui de l’année dernière). Lui, il préfère des jeunes joueurs malléables qui vont travailler et qu’il va façonner pour son effectif et son idée de jeu alors que lorsqu’il a des stars, j’ai l’impression que c’est plus difficile » a lancé l'ancien joueur de l'OM avant de poursuivre.

Un vestiaire sans stars, Luis Enrique est aux anges

« On va me sortir l’exemple de quand il était au Barça, mais au Barça de l’époque, quand tu avais Messi, il te faisait gagner tous les matchs donc ce n’est pas compliqué de gérer ça. Mais que ce soit en équipe d’Espagne ou avec le PSG, j’ai l’impression qu’il préfère façonner des équipes de cette façon et par rapport à ce qui a été fait l’an dernier, c’est quand même bien d’avoir offert à l’entraîneur un effectif qui lui convient » a commenté le consultant de la radio, qui estime que Luis Enrique n’est finalement pas un entraîneur taillé pour diriger un vestiaire de stars, et que l’ancien sélectionneur de la Roja est bien plus à l’aise avec une équipe sans gros nom. Cela tombe bien, c’est exactement le cas de ce PSG en 2024-2025, ce qui est peut-être la clé du succès du club parisien dans les mois à venir.

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Et Oui !!! 👊⚽

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Ce rayonnement sportif de façade ne doit pas nous faire oublier comme le Qatar a mené son entreprise pour faire ”triompher le PSG” et avec lui, prétendument ”le football français”. Un club qui n'a a répondre à aucune des règles économiques, politiques et juridiques de ses concurrents. A la manière d'un athlète dopé qui raflerait toutes les médailles aux JO dans l'impunité la plus totale. Est-ce donc là le football que l'on veut ? Vous permettrez d'en douter.

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Car ce n'est pas non plus que du football. Le Qatar mène en effet, depuis des années, une stratégie d'influence religieuse dans les banlieues françaises, à peine jugulée. Un rapport des services de renseignement français rendu public par Macron en mai 2025 le dit explicitement : le Qatar est le principal bailleur de fonds des Frères musulmans en France. Mosquées, instituts, associations, financement de prédicateurs... une présence communautaire patiente et capillaire, qui s'articule avec le soft power footballistique, médiatique et économique pour former une stratégie d'influence totale sur la société française. Pas un hobby, donc. Une véritable politique d'État. Car ce n'est pas fini : le Qatar pèse massivement dans le CAC 40 : actionnaire de TotalEnergies, Vinci, Veolia, LVMH, Vivendi, Air Liquide. Et Lagardère, groupe médias et édition dont Al-Khelaïfi est lui-même mis en examen pour avoir manipulé un vote d'actionnaires en 2018 alors que le QIA en était actionnaire majoritaire. Et pour boucler la boucle : ALL, Accor Live Limitless, le sponsor maillot du PSG, c'est Accor, dont le Qatar est actionnaire et dont les palaces parisiens et azuréens les plus emblématiques sont détenus ou gérés en partenariat avec des entités qatariennes. Le club se sponsorise donc aussi via le groupe hôtelier dans lequel son actionnaire a des intérêts. Cet ancrage dans le CAC 40 est suffisant pour faire vaciller l'économie française si Doha décidait de vendre de manière coordonnée. Ce n'est pas une menace théorique : quand Al-Khelaïfi a été mis en examen en février 2025, Doha a immédiatement menacé de retirer ses investissements de France. Le message était limpide. Et d'ailleurs, que risque-t-il vraiment ? Al-Khelaïfi est ministre d'Etat (sans portefeuille) du gouvernement qatarien. Un statut qu'il a utilisé concrètement : en juillet 2023, interpellé sur le tarmac du Bourget par des enquêteurs français, il s'est enfermé une heure dans son jet privé pendant que le Qatar faisait pression directement sur Darmanin et Colonna en invoquant son immunité diplomatique. Selon Blast, lors de la visite d'État de l'Émir en février 2024, l'Élysée aurait même promis à Doha qu'il ne serait pas dérangé par les juges le temps des agapes. Il a été mis en examen deux fois par la justice française. Deux fois sans contrôle judiciaire. Deux fois depuis Doha. Jamais une nuit en garde à vue. La justice française instruit. La France d'État, elle, protège.

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Maintenant, parlons de l'homme qui incarne tout cela. Nasser Al-Khelaïfi est simultanément : - Président du PSG - Président et CEO de beIN Media, qui diffuse la Ligue 1 et la Ligue 2 - Membre du conseil d'administration de la LFP, qui attribue ces mêmes droits - Président de l'Association Européenne des Clubs, 800 clubs représentés sur le continent - Membre du Comité Exécutif de l'UEFA, censée le réguler - Membre du Conseil de la FIFA depuis octobre 2025 Un seul homme. Juge, partie, diffuseur, régulateur national, représentant continental, décideur mondial. Dans n'importe quel autre secteur économique cette concentration s'appellerait un cartel et serait démantelée. Dans le football, on lui confie chaque année des postes supplémentaires. Quand Oughourlian lui a dit en réunion "tu intimides tout le monde, tu es un tyran", tout le monde a entendu. Le rapport sénatorial Savin adopté à l'unanimité en 2024 a recommandé explicitement de lui interdire de cumuler ces fonctions. Dix-huit mois plus tard : zéro réforme, zéro mesure, zéro conséquence. À l'UEFA, quand les enquêtes pour violations du Fair Play Financier ont abouti à des conclusions trop gênantes, des accords secrets ont été négociés en coulisses. L'enquêteur en chef Brian Quinn a refusé de signer l'un d'eux, jugé trop indulgent envers le PSG, et a démissionné plutôt que de le cautionner. Les noms de Platini et Infantino ont été cités dans ces arrangements. Résultat : une amende de 65 millions d'euros en 2022, dont 55 avec sursis, pour un club qui dépense des centaines de millions en salaires. Une tape sur la main. Al-Khelaïfi a fini au Comité Exécutif de cette même UEFA. Le gardien et le détenu ont échangé les clés. Et pendant que l'UEFA prétend réguler le PSG, elle encaisse l'argent de Qatar Airways, sponsor officiel de la Ligue des Champions jusqu'en 2030. La compagnie nationale qatarienne, 100% étatique, est simultanément sponsor du PSG et partenaire officiel du régulateur censé contrôler le PSG. L'UEFA n'a relevé aucune incompatibilité. Son membre du Comité Exécutif, en effet, n'est autre que... Nasser Al-Khelaïfi. Les liens troubles entre le Qatar et l'UEFA ne sont plus un soupçon. Ils sont inscrits sur les contrats. Et ce n'est que la partie visible.

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Et le génie du système, c'est que ce n'est même pas formellement illégal. Les contrats de sponsoring avec des entités qatariennes sont des... contrats. Le FPF est contourné légalement via ces mêmes contrats surévalués qui font rentrer de l'argent public étatique par la fenêtre quand la règle l'interdit par la porte. Les déficits annuels seront comblés quoi qu'il arrive, car il y a derrière un État gazier dont le fonds souverain pèse 450 milliards de dollars. Le PSG peut se passer des droits TV. Il peut perdre de l'argent indéfiniment. Il peut recruter Ramos à 80 millions et Zabarniy à 70 millions pour la rotation pendant que ces sommes représentent un projet sportif complet sur trois ans pour Lyon ou Marseille. Qui se rappelle des 180 millions déboursés pour un Mbappé de 18 ans, parti libre, ou des 220 millions d'Euros posés sur Neymar, + 40 millions pour son agent de père, sans même parler des salaires ? Si l'écrasante domination est légale dans ses forme, elle est évidemment illégitime dans ses fondements

ÉquipePtsJVNDBPBC+/-
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