Ce mercredi, la Cour de cassation a confirmé le renvoi en procès pour viol d'Achraf Hakimi, lequel n'a désormais plus aucune possibilité de recours et sera donc jugé dans les prochains mois. Le PSG a immédiatement soutenu le défenseur marocain, tout en restant prudent.
Mis en examen pour viol suite aux accusations d'une jeune femme il y a trois ans, Achraf Hakimi a tout tenté pour échapper à un procès où le joueur du Paris Saint-Germain risque jusqu'à 15 ans de prison. Mais, ce mercredi, la Cour de cassation a rejeté la demande en pourvoi de l'international américain, estimant que ce dernier n'avait pas réellement d'arguments sérieux pour cela. « Après trois ans et demi de combat judiciaire, après avoir été calomniée et traînée dans la boue par la défense d’Achraf Hakimi, ma cliente est déterminée à obtenir justice, elle se battra jusqu’au bout », s'est félicité, de son côté, l'avocate de l'accusatrice.
Le PSG est d'une prudence absolue
Du côté du PSG, on est évidemment très prudent dans cette affaire, le club ne voulant pas lâcher Achraf Hakimi, tout en tentant de ne pas évacuer non plus trop brutalement les accusations graves dont ce dernier fait l'objet. Via un communiqué transmis au Parisien, le club de la capitale a donc marché sur des oeufs. « Achraf Hakimi a toujours fermement contesté les faits qui lui sont reprochés et demeure à ce jour présumé innocent. Le Club veille à préserver pour son joueur un environnement de travail serein, respectueux et conforme aux principes fondamentaux du droit. Par ailleurs, le Club rappelle son engagement constant et sans ambiguïté dans la lutte contre toutes les formes de violences, et notamment les violences sexuelles », indique le PSG.
Hakimi veut profiter du procès pour tout déballer
Pour l'instant, on ne connaît pas encore la date précise de ce procès, mais la justice imposera son timing au calendrier sportif. Le Paris Saint-Germain et l'équipe du Maroc devront l'accepter. Du côté de l'avocat d'Achraf Hakimi, on vit tout cela avec une sérénité affichée publiquement. « Sur le fond, il pourra en particulier être débattu des graves obstructions de la partie civile à la manifestation de la vérité : dissimulation des messages évoquant le projet de 'dépouiller' Monsieur Hakimi, refus de communiquer le nom d’un témoin clé, refus des examens médicaux qui auraient permis d’innocenter Monsieur Hakimi, refus de permettre l’exploitation de son téléphone, etc... Monsieur Hakimi, qui n’a rien à cacher, a pour sa part pleinement collaboré avec les autorités policière et judiciaire. Il continuera à le faire à l’occasion du procès à intervenir », a fait savoir, sur BFM, Me Fanny Colin, avocate du défenseur parisien.