L'Olympique Lyonnais fait l'objet de vives critiques concernant la présence de membres de l'extrême-droite dans les tribunes du Groupama Stadium. Dans un courrier adressé au ministre de l'Intérieur, le député de La France insoumise de Seine-Saint-Denis, Thomas Portes, demande à ce dernier de régler son compte au Bad Gones.
Un article de
Libération a mis le feu aux poudres cette semaine du côté de l'OL. Dans cet article, nos confrères pointent du doigt certains supporters du club de Michele Kang, lesquels sont accusés d'être le relais de l'extrême-droite dans les tribunes du Groupama Stadium. Et Libé révèle notamment que Thomas Portes, député LFI et président de l’Observatoire national de lutte contre l’extrême droite (Oned), a récemment adressé une lettre à Laurent Nunez afin que le ministre de l'Intérieur se penche sur le cas des Bad Gomes, groupe historique de supporters de l'Olympique Lyonnais. L'élu de Seine-Saint-Denis estime que ce groupe devrait tout simplement être dissous.
Des leaders des Bad Gones pointés du doigt
« Il faut un électrochoc (...) La menace d’une dissolution permet de mettre le focus politique sur les tribunes de l’OL, dont on sait qu’elles sont gangrenées par l’extrême droite radicale depuis des années », écrit notamment Thomas Porte, qui précise que plusieurs leaders des Bad Gones auraient des accointances avec des extrémistes. « Le député LFI fait état d’une photo où apparaît Joahn Silvestri, le capo (qui lance les chants dans les tribunes) historique des Bad Gones aux côtés de Renaud Mannheim, pilier de la section lyonnaise de Troisième Voie, un groupuscule nationaliste-révolutionnaire dissous en 2013 », précisent Maïté Darnault et Romain Métairie, les deux journalistes de Libération en charge de ce dossier.
Tandis que l'idée d'un plan Leproux à la sauce OL est même évoquée, ce qui serait un énorme choc, l'élu LFI pense que des sanctions sportives avec par exemple des retraits de points peuvent également faire pencher la balance du bon côté et contraindre le club lyonnais à faire définitivement le ménage dans les tribunes du Groupama Stadium. Pour l'instant, l'Olympique Lyonnais n'a pas réagi à ces accusations forcément très ennuyeuses.