Dans la confusion de l'après-match, un membre du staff de l'OL a perdu ses nerfs et a tenté de frapper Matteo Guendouzi. L'UEFA ne va pas laisser passer ça.
Peu importe les provocations de Matteo Guendouzi, qui semblait attendre que quelque chose de grave se passe sur la pelouse ou dans les tribunes, l’OL ne pourra pas justifier devant l’UEFA le pétage de plomb d’Antonio Ferreira. Alors qu’il a profité de chaque action, des buts de son équipe et du coup de sifflet final pour aller voir le public lyonnais pour provoquer et lui faire des gestes obscènes plus qu’à célébrer avec son équipe, le milieu de terrain a fini par être poussé vers les vestiaires par ses propres coéquipiers, pas très fiers de son comportement. Mais c’est à ce moment où une bagarre a de nouveau éclaté, à l’entrée du tunnel menant aux vestiaires. En effet, dans un geste assez fou, Antonio Ferreira, adjoint de Paulo Fonseca et entraineur des gardiens de buts de l’OL, a tenté de donner un coup de pied en extension à l’ancien joueur de l’OM et du PSG.
Antonio Ferreira va devoir s'expliquer
Un membre de la sécurité de Fenerbahçe s’est interposé et a empêché le joueur français d’être touché, mais le geste est aussi dangereux qu’irresponsable. La vidéo de ce geste a fait le tour des réseaux, même si Canal+ n’a pas montré les images en direct, souligne 20 Minutes. « L’un des entraîneurs lyonnais a attaqué Guendouzi. En tant qu’équipe, on s’est tous unis et on a voulu le protéger. Je suis fier de mes joueurs », a livré l’entraineur du Fenerbahçe, Ismail Kartal.
L’UEFA va inévitablement s’emparer des images de ces graves incidents, et l’OL va devoir rendre des comptes. Le membre du staff de Paulo Fonseca risque très gros et des supporters lyonnais, conscients de l’image que cela donne du club, ont déjà fait savoir qu’une sanction exemplaire serait difficilement évitable. Dans le feu de l’action, Matthieu Louis-Jean n’a pas voulu se mouiller, mais à tête reposée, le verdict ne pourra pas être favorable à l’OL. « J’ai vu ça un peu de loin donc on va prendre un peu de temps pour analyser tout ça. Mais c’était très violent sur la fin. J’ai vu qu’il y avait du chambrage sur le terrain. Après ça a dégénéré, il y avait énormément de tension sur la fin », a reconnu le dirigeant lyonnais, qui est vite passé à autre chose pour ne pas s’éterniser sur ce geste peu glorieux, et se concentrer sur le mercato qui va l’occuper ces prochains jours.