L’OL crie au complot, les preuves lui donnent tort

L’OL crie au complot, les preuves lui donnent tort

OL•24 sept. , 21:30
Alors que son match face à Rennes (4-0) samedi a été interrompu à cause d’une banderole insultante, l’Olympique Lyonnais constate une différence de traitement après le Classique. La commission de discipline a pourtant prouvé son impartialité à plusieurs reprises.
Si l’interruption n’a pas remis en cause sa supériorité face à Rennes, l’Olympique Lyonnais n’a pas apprécié l’arrêt de la rencontre. Le délégué a en effet stoppé la partie durant 13 minutes en raison d’une banderole insultante des Bad Gones destinée au rival stéphanois. « Saint-Etienne la concha de tu madre » (traduction : Saint-Etienne, la chatte à ta mère), pouvait-on lire dans une tribune du Groupama Stadium. Difficile pour Corentin Tolisso de contester la décision prise. En revanche, le milieu de terrain s’est plaint d’un traitement particulier réservé à l’Olympique Lyonnais.
« Tous les week-ends dans les stades, il peut y avoir des chants et des banderoles comme ça, rappelait l’international tricolore. Il faut le faire à tous les matchs, pas forcément que quand c’est l’OL et qu’on gagne 2-0. » L’ancien Bavarois pouvait constater dès le lendemain que le Classique, pourtant marqué par des chants homophobes et insultants envers Ousmane Dembélé, n’avait pas été interrompu. C’est pourquoi l’Olympique Lyonnais en remettait une couche mardi sur son site officiel. « Les joueurs et les staffs des deux équipes travaillent dur pour ces rencontres, et cela mérite le respect, rivalité comprise, a écrit le club rhodanien. Ces principes doivent s’appliquer à tous les matchs, dans tous les stades. »
Que les Gones se rassurent, la Ligue de Football Professionnel s’en prend aussi aux autres formations. La commission de discipline, qui a ouvert un dossier disciplinaire après le Classique, avait par exemple infligé au Paris Saint-Germain un huis clos partiel de deux matchs ainsi qu’une amende de 10 000 euros pour une banderole représentant un jeune Marseillais en livreur du groupe DPD en février dernier. Un an plus tôt, c’est l’OGC Nice qui avait écopé d’une fermeture totale pour trois matchs suite à la banderole anti-Marseillais : « Le soleil se couche sur la ville de Nice… Que la chasse aux rats commence ». Les Lyonnais seront donc sanctionnés comme les autres.

Regular Season

Loading