Après la victoire contre le FC Lorient (2-0) dimanche, Dominik Greif a été interrogé sur la situation de son coéquipier Corentin Tolisso, absent des plans du sélectionneur Didier Deschamps en équipe de France. Sur le ton de l’humour, le gardien de l’Olympique Lyonnais en a profité pour évoquer sa propre mise à l’écart en Slovaquie.
Sa célébration rageuse en dit long sur sa détermination. Buteur contre le FC Lorient, Corentin Tolisso a prouvé qu’il jouera bien un rôle majeur dans le sprint final de
l’Olympique Lyonnais. Sa fatigue ne lui permet pas de disputer l’intégralité des matchs, d’où sa non-titularisation dimanche. Mais à l’image de l’attaquant brésilien Endrick, le capitaine des Gones a beaucoup apporté à son équipe après son entrée à la mi-temps.
Sa performance rappelle une fois de plus que l’international tricolore mériterait un retour en équipe de France. Son coéquipier Dominik Greif a d’ailleurs été interrogé sur la mise à l’écart du milieu de terrain. L’occasion pour le Slovaque de répondre avec humour en rappelant sa propre situation comparable avec celle de Corentin Tolisso. « Si je comprends qu’il ne soit pas en équipe de France ? Comprenez-vous que je ne fasse pas partie de l'équipe nationale slovaque ? », a lui-même interrogé le gardien de l’Olympique Lyonnais en zone mixte. « Je ne sais pas, a-t-il poursuivi. Parfois, on ne peut pas contrôler les décisions. »
Dominik Greif sait de quoi il parle, lui qui n’a plus remis les pieds en sélection depuis la fameuse polémique en octobre dernier. Convoqué, le natif de Bratislava n’avait pas pu participer au rassemblement à cause d’un désaccord avec sa Fédération. L’instance lui avait proposé deux solutions pour rejoindre le groupe en Slovaquie, deux alternatives qui ne convenaient pas au gardien. Dominik Greif était donc resté à Lyon où il passe désormais les trêves internationales sans comprendre les raisons de sa punition.