Le dossier de la vente éventuelle du FC Nantes est désormais bien engagé. Mais du côté de la métropole de Nantes, on a déjà prévenu que s'il était impossible d'empêcher la cession de ce qui est une société privée, Waldemar Kita et les futurs propriétaires vont devoir rendre des comptes.
Le dossier de la vente du FC Nantes commence à prendre forme, même si le dossier mené par Paulo Tavares suscite toujours des interrogations, notamment dans sa capacité à passer devant la DCNG. Sans le feu vert des gendarmes financiers du football français,
Waldemar Kita ne pourra pas vendre les Canaris et récupérer les 125 millions d'euros attendus dans cette opération. Si l'actuel propriétaire de Nantes a l'accord de la DNCG, alors plus rien ne s'opposera à cette cession du club de
Ligue 2, mais du côté de la métropole de Nantes, le vice-président en charge du sport et des équipements métropolitains sportifs a fait savoir vendredi soir qu'il allait rapidement avoir besoin de rencontrer les futurs repreneurs du club, et pas uniquement pour se présenter.
Nantes veut en savoir plus sur les repreneurs
Emmanuel Terrien, élu sans étiquette de Nantes Métropole, a profité d'un conseil métropolitain pour prévenir que l'opération ne se fera pas au détriment de l'intérêt général. « L’ADN de ce club, c’est sa capacité à former et à faire émerger des talents. Alors oui, nous regardons l’avenir du FC Nantes avec la plus grande attention. La Métropole veillera au renforcement des liens entre les amateurs et le foot de haut niveau, a précisé l’élu, qui a confirmé que pour l’instant aucun contact avec les possibles repreneurs n’avait été pris. Le FC Nantes est une société privée. La métropole n’a donc pas à choisir qui en sera demain le propriétaire. En revanche, si un changement devait intervenir, on rencontrerait le repreneur pour évoquer le projet sportif, les ambitions du club. Et les exigences de la métropole concernant la formation, le football féminin, les relations avec les clubs amateurs et les supporters. »
Pour l'instant, c'est la prochaine rencontre avec la DCNG qui focalise le travail des repreneurs du FC Nantes, mais il faudra bien un jour parler avec les autorités locales. Il y a quelques jours, la maire de Nantes, Johanna Rolland, avait indiqué n'avoir pas discuté avec Paulo Tavares ou un autre représentants des investisseurs.