Francisco Conceiçao espère réécrire l'histoire de sa famille lorsque le Portugal affrontera l'Ouzbékistan mardi lors de son deuxième match de la Coupe du monde, 24 ans après l'élimination de son père Sergio dès la phase de poules.
Après le décevant match nul du Portugal face à la République démocratique du Congo, l'ailier portugais est d'autant plus conscient de ses responsabilités qu'il porte le poids de l'échec de son père en 2002.
"C'est toujours une source de fierté pour moi de savoir que mon père a réussi à disputer une Coupe du monde et que 24 ans plus tard, j'y suis moi aussi... Mais j'espère que l'histoire sera différente", a dit Francisco Conceiçao à la presse.
"Il m'a dit qu'à l'époque, ils débordaient eux aussi d'ambition, qu'ils disposaient d'une très bonne génération. L'objectif était le même : aller le plus loin possible. Mais une seule petite erreur en Coupe du monde peut tout faire basculer, et c'est justement ce que nous voulons éviter."
L'Ouzbékistan, qui dispute son premier Mondial, est entraîné par Fabio Cannavaro, ancien capitaine de l'Italie et vainqueur de la Coupe du monde 2006, qui a joué aux côtés de Sergio Conceiçao à Parme et à l'Inter Milan.
"Mon père est mon meilleur conseiller. Je ne pense pas qu'il y ait quelqu'un de mieux à qui parler de football et il m'aide beaucoup sur le plan sportif, mais surtout dans ma vie personnelle", dit le jeune attaquant.
"Quant à M. Fabio Cannavaro, nous n'avons pas parlé de lui. Je sais que c'était un grand joueur, une légende."
Le Portugal s'attend à affronter une équipe défensive, comme l'a été celle de la RDC lors du premier match.
"J'ai une idée générale de ce que sera la stratégie de l'Ouzbékistan, je connais bien les entraîneurs italiens," confie-t-il.
"Nous savons tous quelles difficultés nous attendent. Nous connaissons les erreurs que nous avons commises lors du dernier match et que nous ne pouvons pas nous permettre de répéter lors de celui-ci."