L'Argentine a bénéficié d'un scénario arbitrale quasiment inédit dans l'histoire de la Coupe du monde, et cela fait beaucoup parler en Suisse.
A chaque match, l’adversaire de l’Argentine ne cache plus son indignation. L’Algérie et l’Autriche avaient pesté contre des décisions favorables aux champions du monde en titre, contre le Cap-Vert le laxisme de l’arbitre canadien de la rencontre avait fait parler. En 1/8e de finale, l’Egypte avait haussé le ton devant la multiplication des décisions de M. Letexier en faveur de l’Argentine, même s’il n’y a pas eu d’erreurs flagrantes. Désormais, c’est la Suisse qui trouve que le pays sud-américain est arbitré très favorablement.
Non seulement, il y a eu le carton rouge donné à Breel Embolo pour une simulation dans une décision inversée par la VAR, mais c’est l’ensemble de la prestation de l’arbitre qui a étonné, avec comme souvent une vraie complaisance sur les fautes effectuées par les Argentins. « Ce soir, il y a eu deux sortes d'arbitrage: un pour eux et un pour nous. C'est dur à accepter », a confié Dan Ndoye, totalement dégoûté. Manuel Akanji, expérimenté défenseur de Manchester City désormais à l’Inter Milan va plus loin.
« D'habitude, je ne me plains pas de l'arbitre. Mais aujourd'hui, tout a joué en leur faveur. Je n'ai jamais joué un match aussi déséquilibré. Aucune de leurs simulations n'a été sanctionnée. Ils n'ont pas reçu un seul carton jaune pendant les 90 premières minutes. Puis, pour l'incident impliquant Breel, il a écopé d'un carton jaune. Mais même à dix, nous avons fait de notre mieux. Bien sûr, Breel est un élément tellement important de cette équipe, nous le soutenons pleinement », a fait savoir le défenseur helvète, tandis que les médias suisses se demandent si le règlement a bien été appliqué sur le cas de figure du carton rouge pour le joueur rennais.
Le Matin, grand quotidien suisse, se penche sur la question et estime que le règlement donne cette possibilité à l’arbitre, même si tout part de son erreur de mettre un jaune non justifié à Leandro Paredes. « Joao Pinheiro a été appelé à la VAR pour une identité erronée, soit le l'alinéa d de l'article 2 du règlement. Il stipule: «Si l'arbitre sanctionne une infraction mais s'est manifestement trompé sur l'identité du joueur fautif, seule l'identité du joueur fautif peut faire l'objet d'une analyse.» Puisqu'il s'agissait bel et bien de Paredes, l'abitre pouvait-il aller à la VAR pour changer sa décision et attribuer le carton jaune à Embolo ?Le supplément au règlement dit que «l'infraction en elle-même ne peut être analysée, sauf si elle liée à un cas d'identité erronée». C'est certainement cette phrase qui a précipité la décision de l’arbitre », conclue ainsi Le Matin, pour qui l’arbitre a pris une décision quasiment inédite dans un match à sens unique au niveau des coups de sifflet, mais que cela ne constitue pas une faute majeur d’arbitrage permettant d’invalider le résultat.