Pour énerver les Suisses, il faut tout de même y mettre du sien. L'attitude du Paraguay et la complaisance de l'arbitre contre la France ont fait dégoupiller la télévision helvète.
Ce n’est probablement pas être chauvin que de dire que
l’équipe de France a été arbitrée très bizarrement la nuit dernière dans son 1/8e de finale face au Paraguay. L’official ouzbek a absolument tout laissé passer, y compris les agressions sous ses yeux, tandis que la VAR n’a pas bronché. Le Paraguay a eu la liberté de casser le jeu, gagner du temps, accumuler les fautes grossières sans prendre le moindre carton jaune. Même le pénalty évident sur Désiré Doué n’a pas été sifflé, avant que la VAR finisse par intervenir devant l’évidence de la faute.
Le football est le grand perdant
De quoi faire réagir vivement en France, même si les joueurs et Didier Deschamps sont restés concentrés jusqu’au bout, ce qui est quelque part admirable. Mais pour les observateurs neutres, cette bouillie de football est assez scandaleuse. Même sur la télévision suisse qui retransmettait le match, l’analyse de la rencontre a été sans pitié pour l’attitude du Paraguay, et la complaisance de l’arbitre et même de la FIFA aux yeux de Pablo Iglesias. L’ancien entraineur national n’a pas mâché ses mots au moment du coup de sifflet final, espérant bien que cela allait faire du bruit pour que l’instance dirigée par Gianni Infantino arrête de pourrir le football.
« C'est de l'anti-football. La meilleure nouvelle de la soirée, c'est que le Paraguay et cet arbitre rentrent à la maison. Et j'espère que la Fifa et l'arbitre nous entendent. Et les Paraguayens, ce n'est pas possible ce qu'ils nous ont présenté aujourd'hui! Pour être poli, c'est très décevant de voir une équipe de ce genre sur un terrain de foot. Elle ne fait pas honneur au football. Il y a d'autres valeurs à défendre. Si la Fifa veut les défendre, les développer et les faire perdurer, c'est impossible d'avoir ce genre d'attitude sur un terrain de football », a lancé le consultant de la RTS, assurant que même le football de rue, qu’il a pratiqué, avait des codes avec plus d’honneur que ce qu’il venait de se passer à Philadelphie.