Programmé jeudi soir à 22 heures, le quart de finale du Mondial 2026 entre la France et le Maroc donne des sueurs froides aux autorités françaises. A Paris, on n'a pas oublié 2022 et les incidents intervenus suite aux victoires des deux équipes.
C'est une rencontre que les supporters français et marocains attendent depuis quatre ans. Une nouvelle fois, les deux sélections nationales vont s'affronter dans une Coupe du monde, et même si les Bleus sont favoris, Achraf Hakimi et ses coéquipiers ont bien l'intention de sortir les finalistes du dernier Mondial. En France, les autorités ont déjà décidé de prendre les devants afin d'éviter les gros débordements connus en 2022. Le soir où le Maroc avait sorti le Portugal, et la France avait éliminé l'Angleterre, annonçant donc un France-Maroc, cela avait été le chaos dans le centre de Paris avec plus de 100 personnes interpellées. Afin d'éviter des scènes similaires jeudi soir dans les rues de la capitale, la préfecture de police a pris les devants. Elle a notamment obtenu la fermeture de la totalité des stations de métro tout autour des Champs-Élysées.
Le métro sera fermé autour des Champs-Elysées
Mais, cela n'est pas tout. Les autorités ont également interdit le transport, la détention et l’utilisation d’artifices de divertissement du 13 au 15 juillet à Paris et dans la petite couronne, tout comme le transport de jerricans. Du côté de la préfecture de police, qui ne détaille pas le plan mis en place avec un déploiement très important de forces de l'ordre, on justifie tout cela par « un risque élevé de troubles graves à l’ordre public autour du match ». Pour l'instant, tout s'est bien passé depuis le début du Mondial, mais forcément cette affiche France-Maroc est susceptible de provoquer des débordements et du côté de la mairie de Paris, on ne veut plus revoir des scènes de chaos dans les rues de la ville comme cela a encore été le cas après la victoire du PSG en finale de la Ligue des champions face à Arsenal.
D'autres villes de France ont également décidé de prendre des mesures afin d'éviter des débordements jeudi soir. Tout cela s'inscrit dans un climat rendu tendu suite à une scène qui a fait du bruit sur les réseaux sociaux et a poussé l'ambassade du Maroc en France à déposer une plainte. En effet, un drapeau marocain a été « arraché, brûlé et déchiré publiquement », samedi en région parisienne, par des personnes « d'origine algérienne ».