Habib Beye est plus proche que jamais de devenir le nouvel entraîneur de l'OM. Un choix qui divise après son expérience difficile à Rennes. Pour Jérôme Rothen, le Sénégalais n'a pas la légitimité pour obtenir le poste.
Il n'est pas toujours facile de rebondir après un licenciement quand on est jeune entraîneur. On doit souvent attendre plusieurs mois pour récupérer un poste. Il est fréquent de rejoindre un club moins prestigieux que le précédent dans ce cas de figure. Habib Beye ne coche pas ces cases. Le Sénégalais est attendu dans les prochains jours à Marseille pour prendre en main l'
OM. Il vient pourtant de se faire virer de Rennes après plusieurs défaites cinglantes et une fronde de certains cadres rennais à son encontre.
Beye nommé par copinage ?
De quoi faire douter les supporters marseillais et les observateurs. Si Beye aime l'OM et défend un projet collectif clair, il n'a pas excellé sur le plan tactique en Bretagne. Jérôme Rothen s'oppose ainsi fermement à cette nomination. Le consultant de RMC estime que le Sénégalais ne présente comme atout que sa proximité avec Medhi Benatia. Pour le présentateur de Rothen s'enflamme, Jacques Abardonado et même Jean-Pierre Papin seraient plus qualifiés que Beye pour diriger l'OM à l'instant T.
« Je vais être cash mais Habib Beye en quoi il y a la
crédibilité d’entraîner l’Olympique de Marseille aujourd’hui ?
A part dans le copinage. […] Laisse-moi penser que Abardonado a
certainement plus de crédibilité qu’Habib Beye pour entraîner
l’OM. Pour l’instant, à court terme. Ce serait un choix
hallucinant quand tu vois l’état du vestiaire de Rennes. Et
aujourd’hui, juste parce qu’il a l’étiquette du mec qui parle
bien et qui est un ancien joueur de l’OM… Bah écoute, il y en a
d’autres. Appelez Jean-Pierre Papin ! », a t-il lâché dans son émission.
Dans ce contexte tendu, Habib Beye devra vite faire ses preuves et obtenir des résultats sérieux. Avec un choc contre Lyon le 1er mars prochain et un quart de finale de coupe contre Toulouse dans la foulée, il aura l'occasion de gagner le soutien populaire ou de s'isoler définitivement.