Futur directeur sportif de l’Olympique de Marseille, Grégory Lorenzi aura pour mission de rebâtir l’effectif cet été. Des joueurs seront poussés vers la sortie, mais certains pourraient bien compliquer la tâche du dirigeant corse.
On peut comprendre la volte-face de Grégory Lorenzi. Alors qu’il avait donné son accord à l’OGC Nice, le directeur sportif du Stade Brestois a finalement planté le club menacé par une relégation en Ligue 2, et mis en vente par Ineos. Le dirigeant juge sûrement le projet de
l’Olympique de Marseille plus solide. Mais le successeur annoncé de Medhi Benatia pourrait vite déchanter, prévient Nabil Djellit, inquiet en raison de la charge de travail qui attend le Corse cet été.
« Les retours de prêt, qu’est-ce qu’on en fait ? On souhaite bon courage à Grégory Lorenzi, a commenté le chroniqueur de la chaîne L’Equipe. Déjà je refuse le poste si on me le propose. Après la débandade qu’ils sont en train de vivre, ça va être le bourbier. Ça va être très compliqué. Lorenzi a peut-être des qualités et des compétences mais faire le directeur sportif à Brest et à Marseille, ce n’est pas le même métier. Je trouve que c’est un très bon profil mais il n’arrive pas dans des conditions simples. » L’ancien défenseur central va débarquer aux commandes d’un vestiaire où des indésirables ne seront pas si faciles à éjecter.
« Là, on voit les joueurs comme ça et on croit que voilà : "toi tu joues, toi tu vas là, toi tu reviens". Mais il y a des états d’âme, des égos, des gens qui ne vont pas vouloir partir et des salaires à payer, a prédit le journaliste. Il y a des trucs qui vont apparaître à l’intersaison parce qu’il y a des choses qu’on ne connaît pas. Il y a des agents qui vont venir taper à la porte pour réclamer leurs commissions. Je n’en sais rien, mais c’est très compliqué. En plus, les joueurs sont de moins en moins bankables. Leur comportement n’est pas bon et ça, les clubs le voient. Pour moi, ça ne sent pas bon. » A priori, Grégory Lorenzi a suffisamment d'expérience pour savoir ce qui l'attend.