Arrivé cet hiver, Habib Beye n'ira probablement pas au bout de son contrat avec l'OM. L'entraineur, qui avait déjà connu des problèmes avec son vestiaire à Rennes, a perdu ses joueurs rapidement.
Le match de dimanche est celui de la croisée des chemins pour Habib Beye. Parti de Rennes alors que le club était dans une situation sportive décevante et avec un vestiaire enflammé, le technicien franco-sénégalais avait rejoint
l’OM, qui venait de sortir le club breton de la Coupe de France. Mais trois mois après, le constat est terrible alors que les deux formations vont s’affronter ce dimanche pour la dernière journée de
Ligue 1.
« À son arrivée, l’OM (4e) avait 8 points d’avance sur Rennes (6e). Depuis son départ, Rennes a gagné 9 matches sur 12, et aujourd’hui, le SRFC (5e) a trois unités de plus que les Olympiens (6e), lesquels ont raté les deux objectifs assignés à Beye : une qualification en Ligue des champions et une victoire en Coupe de France, où il y a eu élimination affreuse contre Toulouse en quart de finale », résume ainsi Ouest-France, qui se penche sur les raisons de l’échec de Habib Beye à Marseille.
Habib Beye joue le Professeur, ça ne passe pas
Comme à Rennes, l’ancien coach du Red Star n’arrive pas à souder son vestiaire, et c’est surtout sa façon de faire qui ne passe pas. Une source proche du vestiaire marseillais confie même que les joueurs n’apprécient pas du tout le ton avec lequel il leur parle : « Habib a mal apprécié les problématiques de l’effectif, et tout vouloir recalibrer était probablement une erreur quand vous arrivez mi février. C’était trop tard, le contexte à l’OM est trop compliqué, et ses discours professoraux, parfois infantilisants pour les joueurs, n’ont pas été très bien perçus ».
Habib Beye n’est plus le consultant qui doit expliquer les actions, les tactiques et le jeu aux téléspectateurs. Un virage que l’entraineur de l’OM a du mal à prendre, et qui explique en partie l’ambiance tendue à Marseille, où cela a chauffé lors de plusieurs séances d’entrainement. Et dans le même temps, les joueurs ont parfois donné l’impression de lâcher leur entraineur, comme lors des matchs à Lorient ou contre Nantes.
Le coach de l’OM, qui déteste qu’on lui rappelle qu’il reste un jeune entraineur, a en tout cas encore beaucoup à apprendre sur la façon de gérer un vestiaire en Ligue 1.