Tandis que les rumeurs s'éternisent concernant la venue d'investisseurs saoudiens à l'Olympique de Marseille, c'est un très mauvais signal qui est arrivé ce lundi depuis la péninsule arabique où le football n'est plus la priorité numéro 1.
Les déboires économiques de l'OM ont forcément relancé les supputations sur la possible mise en vente du club par Frank McCourt, lequel a brutalement décidé de tout remettre à plat. Et l'annonce de la venue dès l'année prochaine d'Adidas à la place de Puma comme équipementier a été perçue par certains comme un élément qui va également dans le sens d'une vente. Et qui dit cession de l'Olympique de Marseille dit forcément...Arabie saoudite. Que ce soit directement via le Fonds Public d'Investissement (PIF) ou par des intermédiaires, le pays pétrolier est encore et toujours lié à Marseille, sauf que ce lundi c'est une nouvelle qui remet en cause tout cela qui est arrivée de Riyad.
L'Arabie saoudite freine ses dépenses
Depuis des années, Mohammed ben Salmane utilise le football comme arme du soft power, l'organisation du Mondial 2034 en Arabie saoudite étant le point d'orgue de tout cela. Mais aussi riche soit ce pays, la crise frappe tout le monde. Ce lundi, Reuters révèle que le prince saoudien qui avait lancé le projet gigantesque de stade de NEOM, lequel devait accueillir des matchs de cette Coupe du Monde, et dont le coût était estimé à 2,5 milliards de dollars, a décidé d'annuler totalement ce projet pharaonique. De fait, le football n'est plus réellement la priorité numéro 1 dans un pays qui subit de plein fouet les effets de la guerre en Iran, laquelle a perturbé les livraisons de pétrole et endommagé des infrastructures essentielles. Sans même parler des attaques militaires dont l'Arabie saoudite est également la cible.
Il a donc été décidé au plus haut niveau de l'État de mettre un grand coup de frein sur les dépenses non essentielles, ou celles qui économiquement ne se justifient pas. On peut donc penser que l'acquisition d'un club de football européen, que ce soit l'Olympique de Marseille ou un autre, n'est plus du tout d'actualité pour les investisseurs saoudiens.