L'aventure d'Habib Beye à l'OM n'a pas très bien démarré. Encore battu à Lorient samedi, l'entraîneur sénégalais n'arrive pas à améliorer le jeu phocéen. Le technicien est dans une impasse et cela réjouit énormément Pascal Dupraz.
Et si les supporters marseillais regrettaient déjà Roberto de Zerbi ? Le bouillant italien n'a pas tout réussi à l'Olympique de Marseille durant son passage. Néanmoins, il savait donner de la folie au jeu phocéen et il a surtout qualifié l'
OM en Ligue des champions la saison passée. Son successeur Habib Beye ne peut pas en dire autant tant sur le fond que sur la forme. Samedi, son équipe a été battue 2-0 à Lorient. C'est la troisième défaite sur les quatre derniers matchs pour Marseille. La quatrième au total de l'ère Beye.
Dupraz règle ses comptes avec Beye
La trajectoire est inquiétante et les supporters marseillais sont de plus en plus nombreux à regretter la nomination de l'ancien coach de Rennes. Pascal Dupraz pense également que l'OM a fait une erreur en choisissant Habib Beye. L'ancien entraîneur d'Evian-Thonon-Gaillard et de Toulouse a sévèrement critiqué la philosophie de jeu de son confrère sur l'antenne de RMC ce dimanche matin.
Quand il était derrière un micro, il n'oubliait pas de nous fracasser !
- Pascal Dupraz« Dans le jeu, on ne voit rien. Pourtant, Dieu sait si Habib
Beye, il nous explique les choses. Il nous les explique tellement que
moi je ne comprends rien du tout. C'est peut-être le football
contemporain mais je ne comprends rien. Les demi-espaces, les box ou
pas, les compositions avec des schémas hybrides... Apparemment,
hybride ça ne dure pas beaucoup de kilomètres. Mets-nous un peu de
diesel, un peu d'essence mais parle-nous vrai. Mets-nous une équipe
qui rentre dans l'équipe adverse et qui montre sa supériorité », a t-il lâché avec sarcasme dans Les Grandes Gueules du Sport.
Dupraz s'en est aussi pris à l'homme, n'ayant pas digéré les critiques du consultant Habib Beye sur Canal+. « Je suis désolé de parler comme ceci d'un confrère. Je ne
devrais pas mais c'est fatigant, d'autant que ce confrère, quand il
était derrière un micro, il n'oubliait pas de nous fracasser, nous
les entraîneurs français, qui étions si fébriles et si peureux,
sans beaucoup d'idées », a t-il conclu. L'entraîneur de l'OM n'a pas souvent pris des tacles aussi appuyés, même quand il évoluait en défense.