OM : Benatia vide son sac, le coupable prend cher

OM : Benatia vide son sac, le coupable prend cher

OM08 août , 10:00
Dans un entretien accordé à France Football, Medhi Benatia s’est lâché. L’ancien directeur du football de l’Olympique de Marseille n’a pas été tendre avec les joueurs, et encore moins avec l’ex-président Pablo Longoria.
Medhi Benatia ne se cache pas. Au moment d’évoquer la saison ratée de l’Olympique de Marseille, l’ancien directeur du football a assumé ses responsabilités. Le dirigeant avait posé sa démission en pleine saison « parce que j’ai failli ». « L'entraîneur (Roberto De Zerbi) a décidé de partir parce qu'il ne trouve pas la formule pour avoir une équipe capable de jouer deux matchs d'affilée avec la même intensité. Et moi je suis responsable aussi », a-t-il avoué à France Football.
Mais sans surprise, Medhi Benatia refuse d’assumer seul le fiasco marseillais. Critiqué pour la politique sportive du club phocéen, le Franco-Marocain a rappelé qu’il s’agissait surtout de la stratégie de l’ex-président Pablo Longoria. « Pour les gens malsains qui sont contents d'écrire, parce qu'on leur envoie ou parce qu'ils sont pipés, que c'est Medhi Benatia qui a laissé l'OM dans cette situation financière, avec 15 joueurs sur 23 à vendre, j'y suis pour quoi moi ? On parle souvent des transferts. Ça fait cinq ou six ans que l'OM fait 35 mouvements par mercato. C'est pas Medhi Benatia, je viens d'arriver moi », s’est-il défendu.
Moi, je suis parti pour zéro
- Medhi Benatia
Pablo Longoria peut se sentir visé. D’autant que Medhi Benatia en a remis une couche au moment de comparer leurs départs respectifs. « Moi, la différence, quand je suis parti de Marseille, c'est que j'ai demandé zéro, je n'ai pas signé de truc de confidentialité. Je n'ai rien signé parce que je suis parti pour zéro, a insisté l’ancien défenseur central. Tu n'as pas besoin de m'acheter quoi que ce soit. Il n'y a pas de silence, il n'y a rien du tout. De toute façon, ce que j'ai à dire coûte trop cher, il n'y a personne qui peut payer pour ça. Je n'ai pas de prix pour ça moi. La vérité, c'est la vérité. » Pour ceux qui en doutaient encore, les deux hommes ne se sont pas quittés bons amis.

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