Choisi pour succéder à Medhi Benatia, Grégory Lorenzi hérite d’une situation compliquée. Le directeur sportif de l’Olympique de Marseille doit rééquilibrer les comptes en un temps record. Ce qui passera pas les ventes de joueurs majeurs comme Mason Greenwood.
Grégory Lorenzi savait où il mettait les pieds. Privé de Ligue des Champions la saison prochaine,
l’Olympique de Marseille doit revoir ses ambitions à la baisse. Le club longtemps dirigé par Pablo Longoria avait pris l’habitude de miser gros sur des transferts ou des salaires en espérant financer ses investissements grâce aux recettes de la C1. Le plan a échoué et le nouveau directeur sportif hérite d’une situation périlleuse.
Avant de clôturer les comptes de la saison le 30 juin, le successeur de Medhi Benatia doit absolument récolter entre 50 et 60 millions d’euros. La seule manière d’y parvenir concerne évidemment le marché des transferts où des ventes importantes sont nécessaires. D’autant que l’autre mission confiée à Grégory Lorenzi consiste à diminuer le poids des salaires. D’après les estimations relayées par Surface Digitale, la masse salariale de l’Olympique de Marseille représente 78% des revenus opérationnels hors ventes au
mercato. C’est bien au-dessus des 70% conseillés par l’UEFA et par la DNCG.
L’ancien dirigeant du Stade Brestois va donc tenter de réduire la masse salariale de 25% en moins d’un mois. Autant dire que Grégory Lorenzi n’a pas de temps à perdre. Les joueurs à forte valeur marchande et les mieux rémunérés seront rapidement poussés vers la sortie On pense tout d’abord à Mason Greenwood qui ne manque pas de sollicitations. Mais ses courtisans connaissent probablement la situation de l’Olympique de Marseille et ont tout intérêt à jouer la montre pour éviter de payer les 60 millions d’euros réclamés. Si le dossier traîne, d’autres cadres comme Leonardo Balerdi et Pierre-Emile Hojbjerg seront eux aussi invités à partir très vite.