Les articles de ce jeudi dans La Provence ont fait du bruit à l'OM, où on estime que le journal local cherche surtout à nuire au club avec des sources douteuses.
L’euphorie du début de saison parait bien lointaine à Marseille, où quasiment tout a changé en quelques mois. Seul Medhi Benatia est toujours en poste mais cela pourrait ne pas durer. Le dirigeant marocain a donné sa démission, refusée par Frank McCourt, qui lui a demandé de tenir le fort jusqu’à la fin de la saison. Ensuite, c’est un départ définitif qui devrait voir le jour pour l’ancien membre du centre de formation de
l’OM, qui rêvait de connaitre un autre parcours avec son club de coeur.
Benatia ciblé par La Provence
Mais ses méthodes et ses résultats n’ont pas convaincu, et depuis quelques mois, La Provence lui tire clairement dans les pattes. Les révélations se multiplient contre l’ancien défenseur, sur sa façon de vouloir tout gérer, son entourage et ses méthodes. Ce jeudi dans La Provence, les attaques ont été très nombreuses, même si cela a souvent été fait à visage couvert. Des agents aux membres du club en passant par les « habitués de la Commanderie », les agissements de Benatia ont été pointés du doigt.
C’en était trop pour l’OM qui a décidé de prendre la parole en conférence de presse, s’agaçant devant le long dossier de plusieurs pages consacrés à son dirigeant. « L’OM tient à se dire extrêmement choqué sur un dossier consacré ce matin à Medhi Benatia. Un dossier composé d’articles à charge, d’insinuations infondées, reposant probablement sur des sources douteuses et laissant peu de place au contradictoire. Ce type de méthodes et de comportements viennent parasiter le travail du club et de ses collaborateurs dans une période sportive capitale qui présente un caractère d’urgence et qui exige un esprit de responsabilité collective et de la sérénité », a fait savoir le club phocéen. La Provence n’a toutefois pas attendu les difficultés sportives de l’OM pour tirer sur Medhi Benatia, puisque c’était déjà le cas il y a de nombreux mois, notamment quand Jean-Pierre Papin avait été poussé assez fermement vers la sortie.