Les clubs français sont en grande difficulté économique, et ça inquiète énormément un Olivier Létang qui a fait un constat sans pitié au lendemain d'un mercato hivernal difficile.
Les compliments fusent pour la
Ligue 1, qui n’avait pas forcément bonne presse ces dernières années dans l’Europe du football. Mais entre la victoire du PSG en Ligue des Champions, l’arrivée de quelques joueurs connus et très suivis médiatiquement comme Endrick ou Mason Greenwood, notre championnat a reçu un beau coup de projecteur. Sans compter que les déclarations des joueurs étrangers confirment que le niveau est respectable. C’est le nouvel entraîneur de Strasbourg Gary O’Neil qui affirmait que l’intensité de la Ligue 1 n’était parfois pas loin de celle de la Premier League.
Les droits TV, l'énorme point faible de la Ligue 1
En revanche, il y un domaine où le championnat de France est à la traine, c’est en ce qui concerne le train de vie économique. Les clubs tricolores sont dans le dur à tous les niveaux, et l’écroulement des droits télés n’a pas aidé. C’est Olivier Letang qui fait ce constat dans la foulée de la fin du mercato. Face aux journalistes, le président du
LOSC a pointé du doigt l’incapacité des clubs à s’opposer au départ de leurs meilleurs joueurs, et aussi la faible capacité à se renforcer en raison des limites économiques.
«
Je suis intervenu il y a une quinzaine de jours à Paris sur l’économie dans le football. Il y avait cinq ligues majeures, qui généraient environ 7,5 milliards de revenus. La cinquième était la France. Aujourd’hui, compte tenu des droits télévisés en France, on est plutôt sur dynamique qui nous pousse vers le modèle des Pays-Bas ou de la Belgique en termes de revenus. On a récemment joué contre Fribourg, les droits domestiques allemands sont supérieurs au milliard d’euros. Les droits domestiques français avoisinent les 150 millions d’euros. Vous avez un différentiel qui est quand même très important », a souligné dans des propos rapportés par
Le Petit Lillois, le président du
LOSC, qui est également partie prenante au sein du conseil d’admiration de la Ligue. Un nouveau grand combat pour l’ancien dirigeant du PSG, qui a déjà fait de la réforme de l’arbitrage l’un de ses objectifs pour la Ligue 1. L’avenir des droits TV avec Ligue 1+ est au moins aussi important tant cela fait toujours drôle d’avoir des rentrées d’argent aussi minimes.