L1 : La VAR n'a pas toujours raison, le boss des arbitres a parlé

L1 : La VAR n'a pas toujours raison, le boss des arbitres a parlé

Avec le début de cette saison en Ligue 1, quelques cas d’arbitrage ont déjà provoqué des polémiques. Pascal Garibian a donné sa version, et il ne faut pas toujours se fier aux images. 

Comme chaque été, des points de règlement ont changé, notamment en ce qui concerne les sanctions des mains offensives et défensives. Mais outre ces lois du jeu qui évoluent, les arbitres tentent aussi d’envoyer des messages forts pour lutter contre certaines dérives. Cela fonctionne rarement, mais à chaque début de saison, un objectif est fixé. Le dernier Euro devait être celui mettant un terme aux contestations des décisions, cela n’a pas sauté aux yeux. Cette saison, le message des arbitres est de laisser le jeu se dérouler un maximum, quitte à siffler moins de faute. Tout en s’attaquant aux simulations et aux joueurs qui essayent de tromper les arbitres, même via la VAR. Une plus grande souplesse sera donnée aux décisions prises sur le terrain, tant les images détaillées de la VAR peuvent parfois donner aussi deux versions différentes, l’absence de vitesse rendant aussi la lecture plus compliquée.

« Le VAR ne doit corriger que les décisions clairement erronées, n'entraînant aucun doute ou interprétation des images, qui peuvent être parfois elles-mêmes contradictoires. Pour les contacts simultanés "pied contre pied" dans la surface entre l'attaquant et le défenseur, l'objectif est de rester fidèle à la décision de l'arbitre central, qui a souvent le bon placement et le ressenti adéquat de l'action. On ne doit pas perdre de vue que le foot reste un sport de contacts. Les gros plans, les images arrêtées, les ralentis ne doivent pas trahir la vérité du terrain. Donc il est extrêmement important que les arbitres vidéo terminent toujours leur analyse des images à vitesse réelle pour coller à l'histoire de l’action », a prévenu dans L'Equipe Pascal Garibian, le patron des arbitres français, qui entend faire primer la décision première des arbitres, plutôt que les images parfois biaisées de la VAR. La preuve, un contact ne signifie pas toujours forcément une faute, et les arbitres de Ligue 1 ont été prévenus de se méfier des images, notamment quand les attaquants vont chercher le contact pour bénéficier d’un pénalty après lecture des images. Les arbitres vidéos sont appelés à être vigilants à ce sujet, et à sanctionner comme une simulation cette « recherche évidente de contact » au détriment du ballon. Les polémiques sur l’arbitrage ont encore de belles années devant elle, tant la nuance entre le contact recherché volontairement et la véritable faute est parfois tenue.