L1 : Après Canal+, Mediapro prêt à punir la Ligue 1 ?

L1 : Après Canal+, Mediapro prêt à punir la Ligue 1 ?

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Tandis que Canal+ refuse de verser 110ME aux clubs de L1 et L2, Mediapro pourrait aussi taper du poing sur la table.

Canal+ a confirmé lundi soir que la Ligue de Football Professionnel n’aura aucun virement sur son compte bancaire le 5 avril prochain, la chaîne cryptée refusant de payer les 110ME de l’échéance prévue contractuellement. Une décision qui plonge évidemment dans la crise les clubs de Ligue 1 et Ligue 2, lesquels comptaient sur cette somme pour sortir un peu du marasme actuel. Mais avant même de savoir si Canal+ fera la même chose en juin prochain, pour l’ultime versement prévu, les regards se tournent aussi vers Mediapro futur détenteur des droits TV de la Ligue 1 qui doit régler près d’un milliard d’euros par saison. Pour l’instant, ce diffuseur est encore discret, mais il pourrait rapidement faire comprendre à la LFP que si le début de saison 2020-2021 est repoussé alors il faudra parler business.

Pour Pierre Rondeau, Mediapro ne paiera pas la totalité de ce qu’il doit si le prochain Championnat ne débute pas à la date prévue, alors même que l’on ne sait pas quand se terminera celui en cours. « Si un retard dans le début de la prochaine saison peut impacter le contrat avec Mediapro ? Bien sûr ! La chaîne doit être lancée en juillet pour pouvoir être prête à diffuser les matches début août. Si la reprise est reportée, Mediapro devra décaler toute sa comptabilité et donc perdra de l’argent par rapport à son business plan initial. Il pourrait demander à la LFP des dédommagements, voire même à renégocier le contrat. Cela pourrait être préjudiciable pour les clubs, qui avaient déjà anticipé dans leurs budgets cette augmentation de la manne télévisuelle. Dans tous les cas, au moins un des diffuseurs va être lésé et va demander réparation. Il y aura une perte évidente pour les clubs », prévient, dans Le Progrès, l’économiste du sport et co-directeur de l’Observatoire du Sport. De quoi donner des sueurs froides aux dirigeants du football français.