Régulièrement critiqué pour ses multiples casquettes, Nasser Al-Khelaïfi pourrait subir les conséquences d’une nouvelle loi. Le texte validé par la Commission mixte paritaire souhaite éviter les conflits d’intérêt et empêcher le président du Paris Saint-Germain de siéger au conseil d’administration de la LFP.
Nasser Al-Khelaïfi peut se sentir visé. Le mois dernier, une proposition de loi sur la réforme du football professionnel avait été étudiée à l’Assemblée Nationale. Le texte relatif à l'organisation, à la gestion et au financement du sport a fait débat, notamment auprès de dirigeants comme le patron de la Ligue de Football Professionnel Vincent Labrune ou encore Waldemar Kita, président du FC Nantes.
Cela n’a pas empêché la Commission mixte paritaire de valider cette loi visant à empêcher les conflits d’intérêts dénoncés autour du président du Paris Saint-Germain. Le Qatari est effectivement accusé de profiter de son statut de dirigeant chez beIN Sports pour influencer les décisions concernant les droits TV. Un sujet sensible étant donné la situation financière du foot français. Sans le citer, le texte s’attaque donc aux multiples casquettes de Nasser Al-Khelaïfi.
Le clan Al-Khelaïfi surpris
« Les fonctions de directeur général, de membre du directoire ou de l'organe délibérant en tenant lieu, ainsi que les fonctions de membre du conseil d'administration, du conseil de surveillance ou de l'organe délibérant en tenant lieu d'une société commerciale créée en application des articles L.333-1 ou L.333-2-1 sont incompatibles avec la détention d'intérêts ou l'exercice de fonctions dans une entreprise audiovisuelle, à l'exception des fonctions exercées dans une entreprise de diffusion audiovisuelle contrôlée directement ou indirectement par ladite société commerciale », peut-on lire dans la loi relayée par L’Equipe.
Autrement dit, le président parisien perdrait son siège au conseil d’administration de la LFP. De quoi amuser l’entourage de « NAK » qui rappelle au quotidien sportif que l’avis du dirigeant est régulièrement demandé sur ces sujets et qu’il se met en retrait au moment des votes. Cette fois, le patron de beIN Media Group serait contraint de s’éloigner de manière définitive.