Accusé de racisme par Vinicius Junior mardi, l’ailier de Benfica Gianluca Prestianni a été défendu par son club. Une réaction honteuse pour l’ancien capitaine et dirigeant des Aigles Luisão.
Après le barrage aller de Ligue des Champions remporté à Lisbonne (0-1) mardi, Vinicius Junior n’a pas savouré son joli but. L’ailier du
Real Madrid peut difficilement oublier la polémique de la rencontre. Comme il l’a indiqué à l’arbitre français François Letexier, le Brésilien a été victime de racisme. Le milieu offensif de Benfica Gianluca Prestianni l’aurait traité de « singe ».
De son côté, l’Argentin dément et peut compter sur le soutien de son club qui souligne qu’aucun autre Merengue n’a pu entendre les mots prononcés. Une défense inacceptable pour l’ancien capitaine des Aigles Luisão. « Ce maillot est grand, j'adore Benfica, il est comme une seconde peau, a rappelé le Brésilien sur Instagram. Il faut être digne de porter ce maillot sacré. Ce texte est encore pire car c'est un mensonge… Le football se gagne à la sueur du front, dans le combat… C'était un acte raciste, oui, et j'en ai honte. »
Choqué par son club de cœur, Luisão regrette aussi le règlement en vigueur dans ce genre de cas. L’arbitre François Letexier a effectivement suivi le protocole en arrêtant la partie pour signaler l’incident. Mais Gianluca Prestianni n’a pas été sanctionné, du moins pour le moment. Pour l’ancien directeur technique de Benfica, c’est loin d’être suffisant. « Je pense que ce n'est pas une question de protocole, a-t-il commenté. C'est une question de principe et de clarté sur ce qui doit être fait. »
« Je ne juge pas Prestianni, qui était mon joueur lorsque j'étais directeur sportif, ni Vinicius Junior. Tant que la vie est régie par des protocoles, rien ne sera jamais résolu. Dès qu'il y a des protocoles, tout le monde se cache derrière. Un protocole est un outil que nous pouvons utiliser, mais nous ne devrions pas nous en servir comme prétexte car, dès qu'un problème survient – et je ne parle pas du jeu –, nous invoquons immédiatement le protocole. Les protocoles servent de prétexte », a dénoncé Luisão sans douter de la version de son compatriote.