Le RC Lens s'est livré à un périlleux exercice pour expliquer le départ de son entraineur en ce début de saison, ce qui a surpris tout le monde en dehors du club.
Entre le limogeage surprise de Dino Toppmöller et la réception de l’AS Monaco ce vendredi, le RC Lens a pris la parole ce jeudi. Pour s’expliquer du départ soudain de l’entraineur allemand, qui n’avait pas forcément de mauvais résultats, les dirigeants et le nouvel entraineur du club de l’Artois ont pris la parole ce jeudi en début d’après-midi. Un exercice bien compliqué pour justifier le départ d’un technicien qui venait tout juste d’être nommé.
Toppmoller et ses adjoints, ça n'a jamais collé
Le directeur général du Racing, Benjamin Parrot, s’est lancé dans l’exercice, bien conscient que cette démarche ne plaisait pas du tout aux supporters. « Il y a trois mois, on présentait le coach, Dino Toppmöller. Parmi les mots que j'employais, je parlais de deux trajectoires ascendantes (...) Elles doivent, converger, à terme, dans la même direction. Si on est là aujourd'hui, c'est que ça n'a pas fonctionné. Il faut avoir l'humilité de le dire. Ce processus qui vous est apparu soudain, pour nous, le fait que les deux chemins n'aient pas convergé, est le fruit de notre observation qui s'est faite sur le long cours. Avant même le Trophée des champions, on a senti qu'il y avait deux côtés dans le staff, un lensois et un étranger. Là où on imaginait des ponts, il y a un mur qui s'est créé. On a mis en place un tas d'actions pour que tout le monde se rapproche: une prise de parole de Jean-Louis, des réunions... mais cette non-connexion avait des conséquences sur l'équipe. On a donc dû agir en responsabilité et pris une décision », a fait savoir le dirigeant lensois, qui a aussi reconnu que son club paierait donc l’amende à chaque match, puisque le nouvel entraineur Yannick Cahuzac n’a pas les diplômes nécessaires.
A priori, le Corse ne vient donc pas pour quelques jours ou semaines, mais a de grandes chances de continuer cette saison, selon les propos de Benjamin Parrot. « Quand on donne notre confiance, c'est difficile de la limiter dans le temps. Il n'y a pas de notion d'interim. Aujourd'hui, il est entraîneur de l'équipe première. Il a le match contre Monaco puis une trêve de 3 semaines qui arrivent. Il n'y a pas de limitation de temps », a fait savoir le dirigeant lensois, qui sait que ce choix va être beaucoup discuté même si l’ensemble du club nordiste est persuadé qu’il était inévitable.