Les fédérations nationales ont découvert mardi que le président de la FIFA voulait vendre des parts de l'organisation du Mondial, notamment à des proches de Donald Trump. Désormais, elles doivent faire face à un ultimatum de Gianni Infantino.
Visiblement le président de la FIFA avait bien préparé son projet de vendre des parts de la Coupe du monde à des investisseurs privés, dans le cadre d’une opération qui pourrait lui rapporter une fortune. Car au lendemain des révélations sur ce dossier, qui commence déjà à scandaliser pas mal de monde, les médias anglais annoncent que les fédérations européennes, et probablement celles de toute la planète, ont reçu un courrier de la part de Gianni Infantino. Ce dernier prévient tout le monde qu'une décision va devoir être prise très rapidement et que si les fédérations nationales traînent les pieds, alors le pactole prévu dans cette opération sera nettement plus faible que s'ils acceptent de répondre favorablement.
La FIFA donne jusqu'au 19 septembre pour accepter
Selon Martyn Ziegle, journaliste de The Times, et très bien informé sur ce dossier, les fédérations nationales ont été prévenues ce mercredi qu'elles avaient jusqu'au 19 septembre pour accepter la vente d'une partie des parts de l'organisation du Mondial à travers une société commerciale qui gérera les droits de la Coupe du Monde de football. Selon notre confrère anglais, la FIFA espère récupérer 3,7 milliards d’euros dans cette cession d'une partie des parts, et que chacune des 211 associations nationales pourrait toucher un bonus de 20 millions d'euros. Face à ce qui ressemble à un coup de force pour imposer l'entrée de capitaux privés dans la FIFA, la révolte s'organise.
Ainsi, l'UEFA a déjà programmé une réunion de ses 55 pays membres de l'UEFA d'ici la fin de la semaine afin d'organiser une riposte face à ce projet de Mondial privatisé, qui n'est pas sans rappeler la Super Ligue européenne, rapidement abandonnée. « Connaissant Gianni Infantino depuis très longtemps, je lui ai fait part de la nécessité d'une relation plus exigeante en termes de process de décisions et d'orientations sur le football », a indiqué Phlippe Diallo, le patron de la FFF, qui a pourtant toujours été cité comme étant favorable à la politique de l'actuel président de la FIFA.