PSG : L’UEFA dans la poche du Qatar, Naples balance tout

PSG : L’UEFA dans la poche du Qatar, Naples balance tout

Régulièrement critiqué par des dirigeants en Europe, le Paris Saint-Germain est cette fois attaqué du côté de Naples. Remonté, le président Aurelio De Laurentiis reproche à l’UEFA sa grande proximité avec le club francilien et ses propriétaires du Qatar.

C’est presque devenu une routine pour le Paris Saint-Germain. Depuis quelques années, des dirigeants du football en Europe prennent un malin plaisir à critiquer le modèle économique du vice-champion de France. Du patron de la Liga Javier Tebas à celui du Real Madrid Florentino Pérez, en passant par le Bayern Munich, tous considèrent que la puissance financière du Paris Saint-Germain est nuisible pour le monde du ballon rond. Et même s’il s’était calmé sur le sujet, Aurelio De Laurentiis fait également partie des détracteurs du club francilien, et plus précisément de ses propriétaires au Qatar qu’il juge trop proche de l’UEFA.

« Ceferin dans les bras d’Al-Khelaïfi »

« La façon dont cela fonctionne est rigide, prend beaucoup d'énergie, et il n'y a pas de répartition égale sur le plan économique, a dénoncé le président de Naples lors de la présentation d’un livre sur son club. Les seuls qui deviennent riches, ce sont les institutions, l'UEFA. On ne comprend pas bien pourquoi l'UEFA ne se contente pas de faire un travail de secrétariat général. Nous avons créé l'Association européenne des clubs (ECA), mais elle est désormais l'otage des Qataris. Ceferin est dans les bras du président du PSG, il est en adoration devant ce Qatar si fort, si puissant, si brillant. »

Depuis l’épisode de la Super League au printemps dernier, le patron de la Juventus Turin Andrea Agnelli a laissé le trône de l’ECA à Nasser Al-Khelaïfi. Apparemment, cette décision n’a pas ravi Aurelio De Laurentiis. Ce même dirigeant qui avait mal vécu les départs de ses attaquants Ezequiel Lavezzi et Edinson Cavani au Paris Saint-Germain, qu’il avait nommé le « QSG » (Qatar Saint-Germain) lors d’un entretien accordé à RMC en octobre 2018. Près de trois ans plus tard, la hache de guerre n’est toujours pas enterrée.