OL : Aulas a craqué, le football à papa, c’est fini

OL : Aulas a craqué, le football à papa, c’est fini

L'Olympique Lyonnais est en passe d'être vendu et ce n'est pas anodin. Surtout que ce sont des investisseurs américains qui prennent la suite d'un club emblématique. 

La Ligue 1 attire énormément les investisseurs étrangers ces dernières années, et l’OL est le dernier club en train de se faire racheter. C’est John Textor et des fonds d’investissements américains qui vont prendre le relai de Jean-Michel Aulas et ses associés actionnaires qui ont décidé de lâcher l’affaire. L’un des derniers bastions du football français change donc de camp même si l’OL espère pouvoir garder son identité forte et ses projets ambitieux pour l’avenir. Lyon est le 10e club à basculer sous pavillon étranger, et cela peut être vu de différentes façons. L’incapacité pour les investisseurs français à avoir les moyens ou croire en un projet autour du football, ou l’attractivité de notre championnat auprès des étrangers. En tout cas, pour Martin Mosnier, journaliste chez Eurosport, c’est une très bonne chose de voir que les clubs historiques de Ligue 1 se réinventent et vont chercher des capitaux là où ils sont. 

La L1 plus puissante avec les capitaux étrangers

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« Il y a des changements en Ligue 1. Force et de constater que même Jean-Michel Aulas a cédé aux sirènes étrangères. Pour lutter en Europe, il faut s’ouvrir aux capitaux étrangers. Ce n’est plus le foot à papa. Mais je distingue les fonds rapaces et les autres. En effet, que ce soit Lyon ou Marseille, il y a une politique sportive mise en place, on le voit sur le mercato. Les capitaux étrangers ont dopé le pouvoir d’achat de la Ligue 1. Après, il y a des fonds dangereux, comme à Bordeaux, qui font couler les clubs », a livré Martin Mosnier dans Le Quotidien du Sport. Il reste désormais à savoir ce qu’il adviendra du projet lyonnais, alors que le tour de table a un peu de mal à se boucler du côté de John Textor pour racheter concrètement l’OL. Cela a le don de faire passer quelques frissons sur les réelles capacités financières de l’homme d’affaires américains, car en effet, l’exemple bordelais fait froid dans le dos à tous les supporters de France.